Publié le 16 octobre 2025 à 20h21. Un cas autochtone de mpox (anciennement variole du singe) d’une souche particulièrement virulente a été identifié à Long Beach, en Californie, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires américaines.
- C’est le premier cas aux États-Unis en 2025 de mpox clade I chez une personne sans antécédents de voyage récent en Afrique.
- Le patient, hospitalisé, est actuellement isolé à domicile et sous surveillance médicale.
- Les autorités sanitaires locales et fédérales ont renforcé la surveillance et rappellent l’importance de la vaccination.
Un résident de Long Beach, en Californie, a été diagnostiqué cette semaine avec une infection par le mpox de clade I, une variante considérée comme plus sévère que celle qui avait provoqué une épidémie mondiale en 2022 et 2023. Le patient, dont l’identité n’a pas été révélée, a été hospitalisé et se trouve désormais isolé à son domicile, où il reçoit des soins médicaux.
Selon le département de la santé et des services sociaux de Long Beach, ce cas représente le septième diagnostic de mpox clade I sur le territoire américain en 2025. Cependant, il s’agit du premier cas identifié chez une personne n’ayant pas voyagé récemment en Afrique, continent où ce variant est endémique. Les six cas précédents concernaient des individus ayant visité des régions spécifiques d’Afrique centrale et orientale.
Le maire de Long Beach, Rex Richardson, a souligné la gravité de la situation.
« Nous prenons cela très au sérieux et nous demandons à notre communauté et aux professionnels de santé de rester vigilants pour éviter l’apparition de nouveaux cas. »
Rex Richardson, maire de Long Beach
Il a insisté sur l’importance d’une surveillance continue, d’une réponse rapide et de la vaccination face aux épidémies émergentes.
La ville de Long Beach a précisé que l’hospitalisation du patient était due à la gravité de son infection. Aucune information supplémentaire concernant son âge, son sexe ou d’éventuelles conditions médicales préexistantes n’a été divulguée.
Le mpox de clade I se caractérise par une plus grande virulence que le clade II, responsable de l’épidémie mondiale de 2022-2023. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) considèrent le clade I comme la forme la plus dangereuse du virus, avec un taux de complications et de mortalité plus élevé. Historiquement, cette variante était limitée aux régions d’Afrique centrale et occidentale.
En 2022, l’épidémie de clade II avait entraîné plus de 100 000 cas dans 122 pays, dont au moins 30 000 aux États-Unis. Ces derniers mois, la circulation locale de variants moins agressifs est restée stable et à un niveau relativement bas.
Les autorités sanitaires de Long Beach étudient actuellement l’origine possible de l’exposition du patient et ont activé des protocoles pour identifier et surveiller les personnes ayant pu être en contact étroit avec lui. Selon des informations rapportées par ABC News, la transmission du mpox peut se produire par contact direct avec des lésions cutanées, des fluides corporels ou des objets contaminés, tels que la literie ou les vêtements.
Les CDC indiquent que les symptômes du mpox comprennent initialement de la fièvre, des frissons, des maux de gorge, des ganglions enflés et des douleurs musculaires, suivis de l’apparition d’éruptions cutanées localisées sur les mains, les pieds, le visage ou la région génitale. La plupart des cas évoluent favorablement en deux à quatre semaines, sans nécessiter de traitement antiviral spécifique, bien que des thérapies soient disponibles pour les symptômes sévères ou les personnes immunodéprimées.
En novembre 2024, ABC News rapportait déjà le premier cas importé de clade I en Californie, chez une personne revenue d’Afrique. Cependant, l’apparition d’un cas sans lien épidémiologique avec un voyage en 2025 suscite des inquiétudes quant à une éventuelle transmission communautaire, bien que les autorités insistent sur le fait que le risque pour la population générale reste faible.
À ce jour, aucun autre cas lié à ce variant virulent n’a été détecté dans la région. Les autorités ont renforcé la surveillance épidémiologique et la coordination avec les agences fédérales, tout en encourageant la population à être attentive à l’apparition de symptômes compatibles et à consulter un professionnel de santé en cas de suspicion.
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