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Le ministère public relie 95 incidents violents à un responsable corrompu d’Amsterdam

by Nicolas Lefèvre

Publié le 17 octobre 2025 à 20h57. Un fonctionnaire municipal d’Amsterdam est soupçonné d’avoir fourni des informations sensibles qui ont conduit à une vague d’actes de violence à travers le pays, incluant des explosions et des tentatives de meurtre. L’ampleur de son implication, révélée lors d’une audience préliminaire, est stupéfiante.

  • Un fonctionnaire d’Amsterdam, Jim B., est accusé de corruption et de complicité dans des actes de violence.
  • Le ministère public l’associe à au moins 95 incidents violents, dont des explosions, des fusillades et des menaces.
  • Il aurait vendu des données à des intermédiaires qui les ont ensuite transmises à des criminels.

Jim B., 57 ans, et deux co-suspects, Rishi K. (41 ans) et Gillian H. (34 ans), ont comparu lors d’une audience préliminaire où le ministère public a exposé l’étendue des accusations. Selon l’accusation, B. a exploité sa position au sein du service de collecte de la municipalité d’Amsterdam pour accéder à des informations confidentielles, notamment des adresses, des plaques d’immatriculation et des données sur les résidents.

Ces données auraient été vendues à Rishi K. et Gillian H., présentés par le ministère public comme des « courtiers en informations ». Ces derniers auraient ensuite transmis les informations à d’autres criminels, qui ont perpétré les attentats et les explosions dans plusieurs villes du pays, notamment Apeldoorn, Amsterdam, Rotterdam, Leiden, Valkenburg et Purmerend. Les attaques ont souvent suivi de près la transmission des données par B., parfois même dans un délai de 24 heures, ce qui, selon le ministère public, ne peut être le fruit du hasard.

L’enquête a révélé que B. communiquait fréquemment avec K. via Privnote, une application permettant l’échange de messages confidentiels. Le ministère public a souligné la fréquence des recherches d’informations par B. dans les systèmes informatiques de son travail, estimée à une moyenne de 400 fois par mois à partir d’août 2023, y compris en dehors des heures de bureau et pendant les vacances.

L’avocat de B. a affirmé que son client avait agi « sous la pression d’un groupe », mais le ministère public a rejeté cet argument, soulignant que B. recevait des paiements en espèces et des virements bancaires réguliers. B. avait été interpellé en mai dernier arrêté.

Le tribunal a décidé de maintenir les trois suspects en détention. La prochaine audience préliminaire est prévue le 14 janvier.

Cette affaire soulève des questions importantes sur la sécurité des données personnelles et les risques de corruption au sein des administrations publiques.

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