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« Je ne fais rien de mal » : comment ces hijabis brisent les barrières sur la scène de la lutte professionnelle à Singapour

Publié le 2024-10-27 14:35:00. Nadirah et Nadiah, deux sœurs musulmanes, brisent les codes de la lutte professionnelle en France, inspirant une nouvelle génération tout en confrontant les préjugés. Les sœurs Nadirah et Nadiah s'entraînent et concourent à l'académie…

« Je ne fais rien de mal » : comment ces hijabis brisent les barrières sur la scène de la lutte professionnelle à Singapour

Publié le 2024-10-27 14:35:00. Nadirah et Nadiah, deux sœurs musulmanes, brisent les codes de la lutte professionnelle en France, inspirant une nouvelle génération tout en confrontant les préjugés.

  • Les sœurs Nadirah et Nadiah s’entraînent et concourent à l’académie et à la promotion Grapplemax Pro Wrestling depuis juillet 2024.
  • Elles rencontrent parfois des réactions négatives, notamment de la part de personnes aux mentalités traditionnelles.
  • Le soutien de leur père a été crucial, tandis que leur mère a mis plus de temps à accepter leur passion.

Depuis juillet 2024, Nadirah et Nadiah se distinguent sur les rings de Grapplemax Pro Wrestling. Leur parcours, bien que prometteur, est jalonné d’obstacles liés à leur identité. Elles ont rapidement gagné en popularité, attirant un public fidèle, mais leur pratique sportive suscite également des interrogations, voire des critiques.

« On nous dit souvent : ‘Tu es une fille, tu es musulmane, tu ne devrais pas faire ça’ », confie Nadiah. « Certaines personnes ont une vision très traditionnelle de ce que les femmes devraient faire. » Sa sœur Nadirah ajoute : « Je sais que je ne fais rien de mal, donc leur opinion n’a pas vraiment d’importance pour moi. L’essentiel est que je m’amuse et que mes parents soient d’accord. »

L’attrait pour la lutte professionnelle est né d’un souvenir d’enfance. Les sœurs se souviennent avec nostalgie de leurs soirées passées à regarder les combats à la télévision avec leur père, puis à imiter les mouvements sur leur lit. « Notre père est lui-même un grand fan de lutte, il est très fier de nous », explique Nadiah. « Il nous rassure en nous disant que nous ne faisons rien de mal avec notre corps, que c’est une activité physique comme une autre, et qu’il n’y a aucune raison d’avoir honte. »

Convaincre leur mère a été un processus plus long. Plus préoccupée par les risques physiques inhérents à ce sport, elle a exigé des garanties. « Nous avons dû lui présenter les bénéfices de la lutte pour la convaincre que c’était une véritable passion et que c’était ce que nous voulions faire », raconte Nadiah. « Aujourd’hui, elle en parle fièrement à ses collègues et elle est heureuse de nous voir nous épanouir. »

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.