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La formation juridique pratique en Nouvelle-Galles du Sud n’est « plus adaptée à son objectif »

Publié le 20 octobre 2025 01:03:00. La formation pratique obligatoire (PLT) pour les futurs avocats en Nouvelle-Galles du Sud fait l’objet d’une remise en question majeure, un examen officiel pointant son coût élevé, sa durée excessive et son…

La formation juridique pratique en Nouvelle-Galles du Sud n’est « plus adaptée à son objectif »

Publié le 20 octobre 2025 01:03:00. La formation pratique obligatoire (PLT) pour les futurs avocats en Nouvelle-Galles du Sud fait l’objet d’une remise en question majeure, un examen officiel pointant son coût élevé, sa durée excessive et son manque de pertinence pour la réalité du terrain.

  • Un rapport de 179 pages propose de réduire considérablement la durée des stages obligatoires, de 75 à 15 jours.
  • Le coût de la formation pourrait être divisé par cinq, passant de 10 000 à 15 000 $ australiens (environ 6 500 à 9 800 €) à 2 000 à 3 000 $ australiens (environ 1 300 à 1 900 €).
  • La responsabilité de la formation pourrait être transférée de l’université au Barreau de Nouvelle-Galles du Sud.

La formation juridique pratique (PLT) est la dernière étape pour les diplômés en droit souhaitant être admis au Barreau de Nouvelle-Galles du Sud. Actuellement, elle se compose d’un diplôme d’études supérieures en pratique juridique (GDLP) d’une durée de six mois et de 75 jours de stage non rémunéré dans un cabinet d’avocats. Mais ce système est de plus en plus critiqué, et un examen approfondi, publié par le Legal Profession Admission Board (LPAB), révèle des failles importantes.

Selon le rapport, rendu public le 30 septembre 2025, le PLT actuel « n’est plus adapté à son objectif ». Les coûts sont jugés prohibitifs pour de nombreux étudiants déjà endettés, la durée trop longue et la pertinence pratique limitée. De plus, l’administration actuelle est considérée comme inefficace. Le LPAB a constaté que le GDLP coûte entre 9 000 et 15 000 $ australiens (environ 6 500 à 9 800 €), une somme considérable pour les jeunes diplômés. La Faculté de droit, principal prestataire de cette formation, a accumulé 180 millions de dollars australiens (environ 95 millions d’euros) grâce à son administration.

L’étude souligne également le fardeau financier que représentent les 75 jours de stage non rémunéré, qui ne sont pas toujours synonymes d’une embauche ultérieure. Une enquête menée par Urbis, impliquant plus de 4 500 personnes (dont 2 500 jeunes diplômés et 2 000 superviseurs), a révélé un mécontentement généralisé. 57 % des diplômés estiment que le PLT n’est pas pertinent pour leur travail actuel, et seulement 43 % le trouvent utile ou pratique. Seul 13 % des répondants considèrent les frais de PLT raisonnables, et 64 % des diplômés ont effectué des stages non rémunérés qui n’ont pas débouché sur un emploi.

« La préparation des avocats à la profession peut et doit être meilleure. L’avenir de la profession en dépend. »

LPAB

Les recommandations du LPAB visent à rendre l’accès à la profession juridique plus abordable et accessible. Parmi les principales propositions figurent la suppression de l’exigence d’accréditation universitaire pour l’administration du PLT, le transfert de la responsabilité au Barreau de Nouvelle-Galles du Sud, la création d’un programme plus court et axé sur les compétences, dispensé par des avocats expérimentés, et la réduction de la composante de travail obligatoire à 15 jours. Le rapport suggère également de déplacer la spécialisation vers le développement professionnel continu après l’admission, avec 15 heures supplémentaires de formation par an pendant les deux premières années de pratique.

Le calendrier de mise en œuvre proposé est ambitieux : une consultation publique est prévue d’octobre à novembre 2025, suivie de programmes pilotes en mi-2026. Des modifications législatives seraient ensuite nécessaires en 2027, avec une mise en œuvre complète du nouveau modèle en 2028. Le Barreau de Nouvelle-Galles du Sud envisage également une adoption nationale de ce modèle, dans les juridictions où la loi est uniforme.

Le Barreau de Nouvelle-Galles du Sud a salué ces propositions, les qualifiant de « recalibrage attendu depuis longtemps du PLT vers une formation pratique, abordable et éthique ». Les facultés de droit ont exprimé des inquiétudes quant à l’impact de la suppression du statut AQF sur l’accès aux aides financières, mais le LPAB assure que la baisse des frais compensera cet inconvénient. Avec plus de 41 304 avocats en exercice en Nouvelle-Galles du Sud, dont près des deux tiers ont moins de 40 ans et 55 % sont des femmes, le LPAB estime que cette réforme est essentielle pour soutenir la prochaine génération d’avocats et pallier les pénuries de main-d’œuvre dans les zones rurales.

Les soumissions sur les réformes proposées sont attendues jusqu’au 30 novembre 2025, après quoi un rapport final sera présenté au procureur général de Nouvelle-Galles du Sud et au Conseil des services juridiques début 2026. Site web du LPAB.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.