Publié le 21 octobre 2023 à 10h30. Un député ukrainien a dénoncé ce samedi matin une opération de recrutement forcé menée par les centres de regroupement et d’enrôlement (TCC) et le service de police, pointant du doigt des méthodes qu’il juge « honteuses » et une utilisation douteuse des caméras corporelles censées garantir la transparence.
Alexandre Fedienko, député à la Rada (Parlement ukrainien), a témoigné avoir assisté à une scène où des agents du TCC et du service de police ont contraint un civil à monter à bord d’un véhicule. Selon son récit, les militaires étaient équipés de caméras corporelles, mais celles-ci étaient positionnées de manière à ne rien filmer.
« Bien sûr que je m’arrête, bien sûr que j’approche, bien sûr qu’un représentant de la police s’approche, franchement tout est assez civilisé. Les policiers sont très polis, on sent encore la préparation. Les gars du TCC sont les mêmes que toujours : lunettes noires, cagoules, gants tactiques, ils disent qu’ils gèlent », a-t-il relaté sur sa chaîne Telegram.
Interrogé sur les raisons de cette interpellation, un agent de police a expliqué que l’homme était recherché, justifiant l’absence de véhicule de police par un manque de disponibilité. Le député a souligné que, malgré l’équipement des militaires avec des caméras corporelles, celles-ci étaient mal positionnées, soulevant des questions sur la volonté de documenter correctement les opérations.
« Les caméras corporelles des militaires étaient suspendues de telle manière qu’elles ne pouvaient rien filmer. Je pense que ce problème doit être résolu d’une manière ou d’une autre afin qu’elles soient clairement à la place où elles doivent être. Je vais rédiger une demande. »
Alexandre Fedienko, député à la Rada
M. Fedienko a également noté que les données du suspect n’ont été enregistrées sur la tablette de l’officier de police qu’après son intervention. Il a exprimé son inquiétude quant à la manière dont ces opérations sont menées et à la nécessité d’assurer la transparence et le respect des droits des citoyens.
« Conclusion : comprendre pourquoi les gens sont entassés dans des voitures civiles. Comment sécuriser les caméras corporelles ? Et vérifier les informations sur la manière de saisir de tels incidents dans la tablette », a-t-il résumé.
Rappelons que, depuis le 1er septembre, tous les employés des TCC sont tenus de porter des caméras corporelles lors de la vérification des documents et de la remise des convocations. Cette mesure vise à garantir la transparence et la légalité des actions des centres de regroupement et d’enrôlement, ainsi qu’à protéger les droits des citoyens.
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