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Les prix du pétrole bondissent de 5 % après les sanctions américaines visant les compagnies pétrolières russes

Les États-Unis ont renforcé la pression économique sur la Russie en imposant de nouvelles sanctions ciblant ses principaux producteurs de pétrole, Rosneft et Loukoïl, dans le but de réduire les revenus de Moscou et de limiter sa capacité…

Les prix du pétrole bondissent de 5 % après les sanctions américaines visant les compagnies pétrolières russes

Les États-Unis ont renforcé la pression économique sur la Russie en imposant de nouvelles sanctions ciblant ses principaux producteurs de pétrole, Rosneft et Loukoïl, dans le but de réduire les revenus de Moscou et de limiter sa capacité à financer la guerre en Ukraine. Cette décision a immédiatement provoqué une hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Les contrats à terme sur le brut Brent ont augmenté de 5 %, tandis que ceux sur le brut West Texas Intermediate ont grimpé de plus de 5,2 % jeudi matin, suite à l’annonce des sanctions. L’administration américaine justifie cette mesure par le refus du président Vladimir Poutine de mettre fin au conflit, qualifié d’« insensé ».

« Étant donné le refus du président Poutine de mettre fin à cette guerre insensée, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans un communiqué. Il a également encouragé les alliés des États-Unis à se joindre à ces sanctions.

Les revenus pétroliers et gaziers russes, en baisse de 21 % sur un an, représentent environ un quart du budget de l’État et constituent la principale source de financement de la guerre en Ukraine. Cependant, le gouvernement russe tire ses revenus principalement de la taxation de la production pétrolière et gazière plutôt que des exportations, ce qui pourrait atténuer l’impact immédiat des sanctions.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué les nouvelles sanctions américaines, les qualifiant de « très importantes », tout en soulignant la nécessité d’une pression accrue pour convaincre la Russie d’accepter un cessez-le-feu.

Les sanctions imposées par Washington donnent aux entreprises jusqu’au 21 novembre pour mettre fin à leurs transactions avec les producteurs de pétrole russes. Des sources au sein de l’industrie pétrolière indienne indiquent que les raffineurs du pays s’apprêtent à réduire considérablement leurs importations de pétrole russe afin de se conformer aux nouvelles réglementations.

Par ailleurs, des entreprises pétrolières chinoises, dont PetroChina, Sinopec, CNOOC et Zhenhua Oil, devraient suspendre leurs achats de pétrole russe par voie maritime, au moins à court terme, en raison des sanctions, selon des informations rapportées par l’agence Reuters.

Moscou a minimisé l’impact des sanctions pétrolières, affirmant avoir développé une « forte immunité » face à ce type de mesures. Loukoïl a annulé une réunion du conseil d’administration prévue concernant les dividendes, en invoquant les « nouvelles circonstances ».

Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank, estime que les raffineries en Chine et en Inde, qui sont de gros acheteurs de pétrole russe, devront trouver des sources d’approvisionnement alternatives pour éviter d’être exclues du système bancaire occidental.

Le sénateur américain Markwayne Mullin, républicain de l’Oklahoma, a également évoqué la question des alternatives à l’envoi de missiles Tomahawk en Ukraine et des frappes du président Donald Trump sur des navires vénézuéliens lors d’une intervention sur Varney & Co.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.