Shai Gilgeous-Alexandre continue de défier les lois de la physique sur le terrain, mais ses méthodes pour obtenir des fautes suscitent un débat passionné. Le meneur du Thunder d’Oklahoma City a réalisé une performance exceptionnelle jeudi soir, inscrivant 55 points lors d’une victoire en double prolongation contre les Pacers de l’Indiana, tout en alimentant les discussions sur son art de provoquer les contacts.
Gilgeous-Alexandre a dominé la rencontre avec 55 points – un nouveau record personnel – 8 rebonds et 5 passes décisives, permettant à son équipe de l’emporter 141 à 135. Il a converti 15 de ses 31 tirs et a été particulièrement efficace aux lancers francs, réussissant 23 de ses 26 tentatives. Cette performance exceptionnelle porte son total à 90 points après seulement deux matchs de la saison, plaçant Gilgeous-Alexandre parmi les meilleurs marqueurs de l’histoire de la NBA à ce stade de la compétition. Seuls Wilt Chamberlain, Anthony Davis et Michael Jordan ont réalisé de meilleurs totaux sur les deux premiers matchs d’une saison.
L’accumulation de lancers francs est au cœur de la controverse. Gilgeous-Alexandre a déjà tenté 40 lancers francs en deux matchs, un record absolu dans l’histoire de la NBA. Bien qu’il soit peu probable qu’il maintienne une moyenne de 20 lancers francs par match sur l’ensemble de la saison, il a pris une avance considérable dans ce domaine et devrait figurer parmi les meilleurs tireurs de lancers francs de la ligue.
Depuis qu’il est devenu All-Star en 2023, Gilgeous-Alexandre a systématiquement été l’un des joueurs les plus prolifiques en termes de tentatives de lancers francs, se classant troisième, deuxième et deuxième au total au cours des trois dernières saisons. Sur cette période, seul Giannis Antetokounmpo (2 261) a tiré plus de lancers francs que lui (2 057), avec une marge significative sur les autres joueurs.
Au-delà du nombre de lancers francs obtenus, c’est la manière dont Gilgeous-Alexandre les provoque qui est remise en question. Contrairement à la force brute d’un Giannis Antetokounmpo, Gilgeous-Alexandre excelle dans l’art de la feinte, utilisant des hésitations, des pivots et des mouvements subtils pour déstabiliser les défenseurs et obtenir des fautes. Les Pacers, qui ont passé sept matchs consécutifs à tenter de le contenir la saison dernière, n’ont pas réussi à le déjouer jeudi soir.
L’expression de frustration sur le visage de Jarace Walker, joueur des Pacers, après une prolongation particulièrement riche en fautes sifflées contre lui, illustre parfaitement la difficulté de défendre contre Gilgeous-Alexandre. « C’est un joueur qui vous met constamment dans des situations délicates », explique un analyste sportif. « Il sait comment exploiter les moindres contacts pour obtenir des fautes, et il le fait avec une maîtrise impressionnante. »
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