Publié le 24 octobre 2023 16h00. L’administration américaine, bien que frustrée par le manque de progrès diplomatiques, a opté pour des sanctions modérées contre la Russie après de nouvelles frappes sur l’Ukraine, signalant une volonté de maintenir un canal de négociation ouvert avec Moscou.
- Donald Trump a choisi un niveau de sanctions intermédiaire contre la Russie, évitant les mesures les plus sévères qui auraient visé directement l’industrie russe et ses dirigeants.
- Cette décision intervient après l’annulation d’un sommet prévu avec Vladimir Poutine et de nouvelles attaques russes sur l’Ukraine, notamment contre un jardin d’enfants.
- L’administration américaine affirme que Trump souhaite toujours parvenir à un accord de paix, malgré sa déception face à l’attitude de Poutine.
La patience de Donald Trump face à Vladimir Poutine semble s’être épuisée, mais son administration a choisi une voie médiane en matière de sanctions économiques. Selon des sources au sein de la Maison Blanche citées par le Wall Street Journal, le président américain est irrité par le statu quo et le manque de concessions de la part de la Russie, mais reste désireux d’une solution diplomatique.
Les frappes russes sur l’Ukraine, survenues quelques heures après l’annulation du sommet de Budapest, ont exacerbé les tensions. Bien que M. Trump ne les ait pas directement commentées, des responsables américains ont souligné son agacement face à cette escalade, d’autant plus qu’elle survient alors que des discussions semblaient possibles.
Trois options de sanctions avaient été préparées : un plan sévère ciblant l’industrie russe et les hauts responsables, un plan modéré affectant le secteur énergétique, et une version plus légère. Finalement, c’est ce dernier plan, affectant le secteur énergétique russe, qui a été retenu.
Un haut responsable de la Maison Blanche a affirmé que M. Trump avait clairement indiqué qu’il était temps de mettre fin à la guerre, tout en réitérant son souhait de trouver une issue pacifique au conflit.
Kurt Volker, ancien envoyé spécial pour l’Ukraine sous la première administration Trump, a expliqué que le président américain « laisse certaines questions ouvertes parce qu’il veut toujours vraiment conclure un accord avec Poutine ». Il a ajouté que M. Trump est « simplement déçu que Poutine n’ait pas soutenu ses projets jusqu’à présent ». Selon Volker, une pression plus forte, allant au-delà des sanctions, comme l’envoi de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine, serait nécessaire pour obtenir des concessions significatives de la part de Moscou.
Les nouvelles sanctions contre les entreprises pétrolières Rosneft et Loukoïl pourraient néanmoins avoir un impact important sur l’économie russe, déjà fragilisée par la guerre et fortement dépendante de ses revenus pétroliers et gaziers, selon le Wall Street Journal.
Pour l’heure, M. Trump n’a pas précisé s’il envisageait d’imposer d’autres sanctions à la Russie pour accroître la pression sur Poutine. Andrew Weiss, du Carnegie Endowment for International Peace, estime qu’il est encore trop tôt pour savoir si cette décision marque un changement fondamental de stratégie ou s’il s’agit simplement d’une mesure temporaire pour exprimer son mécontentement face au manque de coopération diplomatique russe.
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