Publié le 25 octobre 2025 à 20h05. Le géant chinois de la téléphonie mobile Xiaomi a annoncé une augmentation de ses coûts de production, imputable à la flambée des prix des puces mémoire, une situation qui pourrait se répercuter sur les prix de vente de ses appareils.
- Xiaomi attribue la hausse de ses coûts à l’augmentation inattendue du prix des puces mémoire.
- Le constructeur a temporairement baissé le prix d’un modèle spécifique de sa nouvelle gamme Redmi K90 pour atténuer l’impact sur les consommateurs.
- La demande croissante de puces pour les applications d’intelligence artificielle est pointée du doigt comme un facteur aggravant de la pénurie et de la hausse des prix.
Le fabricant de smartphones Xiaomi a fait état, ce vendredi 24 octobre, d’une pression accrue sur ses marges en raison de l’augmentation significative du coût des puces mémoire. Cette situation intervient après le lancement de la nouvelle série Redmi K90, dont les prix ont suscité quelques déceptions parmi les consommateurs.
Selon Lu Weibing, président de Xiaomi, les coûts ont augmenté de manière plus importante que prévu.
« Les pressions sur les coûts ont eu un impact sur les prix de nos nouveaux produits. L’augmentation du coût des puces mémoire a largement dépassé les attentes et pourrait continuer à augmenter. »
Lu Weibing, président de Xiaomi
La série Redmi K90, lancée le jeudi 23 octobre, propose un modèle d’entrée de gamme équipé de 12 Go de mémoire et de 256 Go de stockage, affiché au prix de 2 599 yuans (environ 8,9 millions de roupies indonésiennes). À titre de comparaison, le modèle de base de la série précédente, le K80, lancé en novembre 2024, était proposé à 2 499 yuans (environ 8,6 millions de roupies indonésiennes).
Conscient de la réaction des consommateurs face à cette augmentation de prix, Xiaomi a annoncé une réduction temporaire de 300 yuans (environ 9,9 millions de roupies indonésiennes) sur le modèle K90 le plus populaire – celui doté de 12 Go de mémoire et de 512 Go de stockage – pendant le premier mois de ventes.
Cette situation s’inscrit dans un contexte mondial de forte demande de puces, notamment pour les applications d’intelligence artificielle (IA). Cette demande accrue a entraîné une pénurie de puces conventionnelles utilisées dans les smartphones, les ordinateurs personnels et les serveurs, ce qui a conduit à une hausse des prix et à une augmentation des bénéfices des fabricants de puces NAND et DRAM, tels que Samsung Electronics et SK Hynix.