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« Les morts doivent se sentir les bienvenus » – un croque-mort célèbre une fête spéciale dans une petite ville bavaroise

Weilheim, en Bavière, s'apprête à accueillir une célébration inédite : une croque-morte locale, Franziska Schwimmer, souhaite introduire la tradition mexicaine du « Día de Muertos » afin de changer notre regard sur la mort et le deuil. Mercredi…

« Les morts doivent se sentir les bienvenus » – un croque-mort célèbre une fête spéciale dans une petite ville bavaroise

Weilheim, en Bavière, s’apprête à accueillir une célébration inédite : une croque-morte locale, Franziska Schwimmer, souhaite introduire la tradition mexicaine du « Día de Muertos » afin de changer notre regard sur la mort et le deuil.

Mercredi 29 octobre, l’« elementar » de Weilheim sera le théâtre d’une soirée placée sous le signe de la couleur et de la musique, avec des danses, une conférence sur les traditions du « Día de Muertos » et la présentation d’un cercueil spécialement décoré. L’objectif ? Célébrer les défunts non pas avec tristesse, mais avec joie et reconnaissance.

« Au Mexique, le ‘Día de Muertos’ n’est pas un moment de deuil, mais une fête en l’honneur de ceux qui nous ont quittés », explique Franziska Schwimmer. « On croit que les âmes reviennent rendre visite à leurs proches. Les rues s’illuminent, les maisons se parent de fleurs, d’autels ornés de photos, de plats et de boissons préférés des disparus. L’idée est de les accueillir chaleureusement et de leur permettre de reprendre des forces après leur voyage. »

Pour Franziska Schwimmer, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large : briser le tabou qui entoure la mort et le deuil. « Je souhaite permettre à la mort et au chagrin de trouver une place plus importante dans nos vies, de les envisager sous un jour nouveau », affirme-t-elle. « Le ‘Día de Muertos’ montre que la mort peut être abordée avec des couleurs vives, non pas comme une fin, mais comme une partie intégrante de la vie. »

Son parcours personnel l’a naturellement conduite à ce métier. Après avoir été interpellée par la question de la mort, elle a saisi l’opportunité de rejoindre la maison funéraire « Bestattung Nuscheler » il y a trois ans. « J’avais des appréhensions, je ne savais pas si je serais capable de toucher les défunts ou de faire face au chagrin des familles », confie-t-elle. « Mais j’ai découvert un métier incroyablement enrichissant, où le contact humain est primordial. »

Franziska Schwimmer met un point d’honneur à accompagner les familles dans leurs adieux, en proposant des cérémonies personnalisées et dignes. « Un service funéraire réussi dépend de la personnalité du défunt et des souhaits de ses proches », souligne-t-elle. « Il peut s’agir d’une célébration de la vie, pleine de couleurs et de créativité. »

Elle se considère comme une ambassadrice de la mort, souhaitant ouvrir le dialogue sur ce sujet souvent tabou. « Mon travail va au-delà de l’organisation des funérailles », explique-t-elle. « Je souhaite informer les gens sur les différentes possibilités de dire au revoir et les aider à aborder la mort avec sérénité et confiance. »

À terme, elle espère pouvoir proposer un accompagnement complet aux familles, depuis les soins palliatifs jusqu’au suivi après les funérailles, afin de les soutenir à chaque étape de leur deuil.

Pour exercer ce métier, selon elle, il faut de l’empathie, de la flexibilité, de la résistance mentale, des compétences organisationnelles et une bonne dose de créativité. « C’est un honneur d’accompagner les gens dans leur dernier voyage d’une manière authentique et respectueuse », conclut-elle.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.