Publié le 27 octobre 2025. L’application de suivi d’activité sportive Strava a brusquement abandonné sa plainte pour violation de brevet contre le géant des montres connectées Garmin, mettant fin à un conflit juridique qui n’avait duré que trois semaines. Cette décision intervient alors que Strava se prépare à une potentielle introduction en bourse.
- Strava a retiré son procès contre Garmin le 21 octobre 2025, seulement 21 jours après l’avoir déposé devant un tribunal du Colorado (États-Unis).
- La plainte portait sur des accusations de copie des fonctionnalités Segments et Heatmaps, ainsi que sur une violation de la coopération API.
- Le retrait du procès est sans condition et ne prévoit aucune interdiction de vente des appareils Garmin.
Strava accusait Garmin d’avoir empiété sur ses brevets clés, notamment ceux relatifs au suivi des performances des sportifs sur des portions de parcours spécifiques (Segments) et à la visualisation de la popularité des itinéraires (Heatmaps). La plainte, déposée le 30 septembre 2025 auprès du tribunal de district du Colorado, visait également une prétendue violation des accords de coopération concernant les interfaces de programmation applicative (API).
Cependant, selon le blog spécialisé DCRainmaker, Strava a retiré le procès le 21 octobre 2025, mettant ainsi un terme rapide à la bataille juridique.
Dans un document officiel, Strava a précisé avoir retiré le procès « volontairement, sans conditions ni préjudice pour l’entreprise ».
Les raisons exactes de ce revirement ne sont pas explicitement mentionnées. Néanmoins, des analystes suggèrent que cette décision pourrait être le fruit de négociations discrètes entre les deux entreprises. Garmin dispose d’un portefeuille de brevets conséquent et d’une solide expérience dans la défense de sa propriété intellectuelle, comme le souligne KompasTekno.
Il est possible que Strava ait anticipé une contre-attaque de Garmin, qui aurait pu contester la validité des brevets de Strava et même accuser cette dernière de contrefaçon. Cette perspective, combinée aux risques commerciaux importants liés à une confrontation prolongée, aurait incité Strava à privilégier un règlement amiable.
En effet, Strava dépend fortement des données d’activité générées par les utilisateurs d’appareils Garmin, qui représentent une part significative de ses revenus. Une rupture de la relation avec Garmin aurait pu compromettre l’activité de Strava et retarder ses projets d’introduction en bourse (IPO) prévus pour l’année prochaine.
Initialement, Strava avait demandé au tribunal d’interdire la vente de certains appareils Garmin et de suspendre le fonctionnement de la plateforme Garmin Connect, estimant qu’elle utilisait illégalement sa technologie.

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