Publié le 27 octobre 2025 à 00:49. Naples affiche un taux d’occupation hôtelière record, tiré par un afflux touristique constant, mais se heurte à une capacité d’hébergement insuffisante, notamment dans les catégories de luxe, et anticipe des défis majeurs avec l’arrivée de la Coupe de l’America.
- Le taux d’occupation des hôtels napolitains approche les 90 %, même en dehors des périodes traditionnellement chargées.
- Le prix moyen d’une chambre double atteint désormais 300 à 400 euros, témoignant d’une forte demande.
- L’Union Industrielle de Naples plaide pour une augmentation significative du nombre de lits d’hôtels 4 et 5 étoiles, estimant un besoin de 20 % de capacité supplémentaire en prévision de la Coupe de l’America.
Naples confirme son statut de destination touristique prisée, attirant un flux constant de visiteurs tout au long de l’année. Ce dynamisme, souligné par Gianna Mazzarella, présidente de la Section Tourisme de l’Union Industrielle de Naples, met en évidence une nécessité urgente d’accroître l’offre d’hébergement, en particulier dans le segment haut de gamme. Selon le Rapport Tourisme et Territoire du Centre d’Etudes Srm pour 2024, la ville dispose actuellement d’environ 20 000 lits répartis dans 165 hôtels, dont 38 % relèvent des catégories 4 et 5 étoiles.
La demande dépasse largement l’offre actuelle, avec des difficultés croissantes pour les touristes à trouver un hébergement, même à court terme. Cette situation entraîne une flambée des prix, rendant l’accès à la ville plus coûteux. L’Union Industrielle de Naples estime qu’une augmentation de 20 % du nombre de lits étoilés est indispensable, non seulement pour répondre à la demande actuelle, mais aussi pour anticiper l’afflux massif de visiteurs attendu lors de la Coupe de l’America.
Plusieurs projets d’hôtels de luxe sont en cours de développement, notamment sur la Riviera di Chiaia, via Chiatamone et via Verdi. Cependant, ces initiatives ne suffiront pas à combler le déficit de capacité, la Coupe de l’America étant susceptible de doubler la demande. L’Union Industrielle plaide également pour une requalification de bâtiments existants, abandonnés ou sous-utilisés, en logements touristiques, et soutient l’initiative gouvernementale visant à une fiscalité plus élevée pour les hébergements non hôteliers, afin de rééquilibrer la concurrence.
« Nous devons élever le niveau des installations d’hébergement. En ce sens, je suis d’accord avec l’initiative du gouvernement visant à imposer une fiscalité plus élevée sur les établissements d’hébergement non hôteliers. C’est une manière de rééquilibrer à la hausse l’ensemble du secteur touristique, car les hôtels font face à des coûts bien plus élevés qu’un B&B. »
Gianna Mazzarella, présidente de la Section Tourisme de l’Union Industrielle de Naples
La revitalisation du Grand Hôtel de Londres, sur la Piazza Municipio, actuellement occupé par les bureaux du Tribunal Administratif Régional (TAR), est également envisagée. Enfin, l’Union Industrielle de Naples souligne l’importance de développer une offre touristique plus polycentrique, en valorisant les quartiers périphériques tels que San Giovanni a Teduccio et Bagnoli, afin de désengorger le centre historique et d’améliorer l’expérience des visiteurs.
Lors d’une récente réunion à Washington, dans le cadre de la coopération économique et technologique entre l’Italie et les États-Unis, l’intérêt de groupes américains pour des investissements dans le secteur touristique napolitain a été manifesté. Des entrepreneurs sont à la recherche de biens immobiliers importants, ce qui renforce la nécessité d’une intervention rapide sur le plan directeur de la ville. L’Union Industrielle s’apprête à accueillir ces investisseurs potentiels le mois prochain et travaille à identifier les bâtiments disponibles. Malgré une bonne connectivité aérienne (4 vols quotidiens en provenance des États-Unis), un effort de marketing supplémentaire est jugé nécessaire pour promouvoir Naples comme destination de choix.
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