Simon Amstell revient sur scène avec « I Love It Here », un spectacle qui explore ses obsessions passées, mais qui peine à surprendre ceux qui connaissent déjà son univers. L’humoriste britannique, connu pour son auto-analyse poussée, semble piégé dans un récit centré sur une déception amoureuse adolescente.
Le spectacle, présenté aux Arches London Bridge du 11 au 28 février, se déroule en partie lors d’une soirée hollywoodienne où Amstell croise des personnalités telles que Baz Luhrmann, Viola Davis et Charli xcx. L’invitation à cet événement ravive chez lui le souvenir d’un amour non partagé pour un chanteur célèbre.
« La publicité vante une rupture avec ses travaux précédents, mais cette affirmation est difficile à corroborer », souligne la critique. Amstell, à 45 ans, se présente d’abord épanoui dans sa relation de 14 ans, puis vulnérable face à la perspective de revoir son idole de jeunesse. Le spectacle s’articule autour de cette quête, ponctuée d’anecdotes et de messages non répondus qui suscitent l’empathie d’une partie du public.
Cependant, certains spectateurs, comme le critique, peinent à comprendre l’importance accordée à cette obsession par un homme qui semble avoir trouvé une certaine sérénité. « Je ne pouvais pas me joindre à ceux qui souriaient à chaque message ignoré », confie-t-il. Le spectacle ne parvient pas, selon lui, à justifier pourquoi cette déception continue de le hanter.
Malgré ces réserves, Amstell conserve son talent pour l’humour introspectif. Le spectacle propose des réflexions amusantes sur des sujets tels que les livres de développement personnel, notamment celui de Mel Robbins, « The Let Them Theory », et l’angoisse de perdre sa notoriété : « Comment maintenir une carrière quand de nouvelles personnes naissent constamment ? ». Il s’amuse également à pardonner aux méchants du monde.
En fin de compte, « I Love It Here » s’inscrit dans la continuité du travail d’Amstell, à la croisée de la thérapie, de la spiritualité et de la névrose. Si le spectacle est souvent drôle et auto-réflexif, il laisse malgré tout un sentiment de frustration. « J’essaie de me souvenir, dis-je, je ne suis plus un adolescent désespéré de 17 ans » – et le spectacle donne l’impression qu’il aurait dû s’efforcer davantage de le prouver.