Publié le 30 octobre 2025 à 05h23. De ses débuts timides à la radio locale à la gloire internationale, le commentateur de Formule 1 Alex Jacques est à nouveau nominé pour un prix prestigieux, témoignant d’un parcours hors du commun.
- Alex Jacques, commentateur principal pour F1TV et Channel 4, est en lice pour le titre de commentateur sportif de l’année aux Broadcast Sport Awards.
- Son ascension fulgurante, d’un club de football amateur à la Formule 1, est marquée par une passion indéfectible et un travail acharné.
- Jacques a commenté des moments historiques de la F1, notamment la victoire de Max Verstappen en 2021 et celle de Charles Leclerc à Monaco en 2024.
Sa voix résonne pour des millions de fans à travers le monde. Alex Jacques, 36 ans, est devenu une figure incontournable de la Formule 1, non seulement grâce à ses commentaires passionnés pour F1TV et Channel 4, mais aussi grâce à sa participation à la série à succès de Netflix, Formula 1: Drive to Survive, et en tant que voix des jeux vidéo F1 d’EA Sports.
Pourtant, le chemin vers le succès n’a pas été tracé d’emblée. L’histoire de Jacques commence loin du glamour des circuits de course, au sein du club de football Ipswich Wanderers, où il a fait ses premiers pas dans le monde de la radiodiffusion sur BBC Radio Suffolk.
« J’ai été battu par un enfant de sept ans à Anglia Karting à Ipswich quand j’avais 10 ans. Je savais alors que je n’allais pas être Michael Schumacher », confie-t-il avec un sourire. Alex Jacques, commentateur de Formule 1 « À partir de là, j’ai toujours voulu être commentateur. »
Son parcours reflète celui des pilotes qu’il commente, tels que Charles Leclerc, George Russell et Lando Norris : une progression à travers les formules de jeunes, de la F3 à la F2, avant d’atteindre enfin la Formule 1. Il connaît leurs trajectoires, leurs difficultés et leurs triomphes, ce qui lui permet de rendre justice à leurs performances.
« Il n’y a pas de garantie de succès dans la course automobile. Connaître les épreuves et les tribulations et les voir au cours de ce voyage rend beaucoup plus facile de mettre en valeur leurs grands moments lorsqu’ils arrivent en Formule 1 », explique-t-il.
Jacques se souvient de ses débuts modestes : « J’étais tellement nerveux la première fois que j’ai fait un reportage de match pour Radio Suffolk, j’ai dû me faufiler hors de la tribune de presse et aller derrière la tribune et marmonner cela dans mon téléphone parce que j’avais tellement peur d’être à la radio. »
Il attribue son premier pas dans le monde de la radiodiffusion à Graeme McLoughlin, rédacteur sportif de BBC Radio Suffolk, qui lui a prêté du matériel et lui a permis de réaliser ses premières bandes démos. McLoughlin lui a également obtenu un laissez-passer pour Silverstone afin d’interviewer le pilote de réserve McLaren F1, Gary Paffett.
« Je savais qu’il était passionné de sport automobile à l’époque, mais quand j’ai entendu cette interview, je me suis dit ‘Wow… il est bon !’ », se souvient McLoughlin. Graeme McLoughlin, rédacteur sportif de BBC Radio Suffolk « Quand vous écoutez Alex, il y a beaucoup de talent naturel, mais il y a évidemment beaucoup de préparation. Sa carrière a été brillante à regarder. »
La saison de Formule 1, qui dure neuf mois, est un défi logistique considérable, avec 24 Grands Prix répartis à travers le monde, de Monaco à Singapour. Jacques, qui réside dans le Suffolk, passe une grande partie de l’année sur la route.
« Nous faisons 24 Grands Prix par an et je passe la moitié de l’année sur la route. J’ai une femme qui me soutient et qui comprend », explique-t-il. « Parfois, je n’envoie pas de photo de la vue imprenable ou du dîner incroyable que je vais avoir parce qu’il pleut de travers au Royaume-Uni. »
Récemment devenu père, Jacques avoue que le temps passé loin de sa famille est l’aspect le plus difficile de son travail. « Une minute, vous êtes au Texas, et l’instant d’après, vous franchissez la porte, on vous tend votre fille et on vous demande de changer la couche », dit-il. « Vous êtes directement redescendus sur terre, et je ne voudrais pas qu’il en soit autrement. C’est et ce sera toujours mon chez-moi. J’adore voyager à travers le monde, mais rien ne vaut de revenir dans ma famille. »
Jacques est en compétition pour le titre de commentateur sportif de l’année aux Broadcast Sport Awards, face à Peter Drury, commentateur principal du football de Sky Sports, et Sam Matterface d’ITV Sport. Il a déjà remporté ce prix en 2022. Il a également publié un livre célébrant les 75 ans de la F1 et souligne que le Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone est non seulement le point culminant de la saison, mais aussi « là où tout a commencé en 1950 ».
Son conseil aux aspirants commentateurs ? « Par-dessus tout, ne vous excluez pas », dit-il. « Il n’y a personne qui devrait ou ne devrait pas être dans le paddock de Formule 1. Et si vous travaillez dur et que vous êtes gentil avec les gens, vous aurez toutes les chances d’y arriver également. Même quelqu’un du petit vieux Ipswich ! »
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