Publié le 2024-02-29 10:00:00. Une nouvelle collaboration scientifique de grande envergure entre la France et le Royaume-Uni vise à accélérer la recherche dans des domaines clés tels que la santé, la transition énergétique et le numérique, tout en formant une nouvelle génération de chercheurs internationaux.
- Le Centre international de recherche sur les sciences et technologies transformationnelles, fruit d’un partenariat entre le CNRS et Imperial College London, a été lancé pour mutualiser les expertises et développer des projets innovants.
- Un programme de doctorats conjoints, avec des thèses « miroirs » dans les deux universités, permet aux jeunes chercheurs de bénéficier d’une expérience internationale et d’un financement dédié à la mobilité.
- La santé, la durabilité et les réseaux numériques constituent les trois axes prioritaires de cette collaboration.
Le Centre international de recherche sur les sciences et technologies transformationnelles (IRC), né d’une alliance entre le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et Imperial College London, ambitionne de repousser les frontières de la connaissance dans plusieurs disciplines. Les deux institutions mettent à profit leurs atouts respectifs pour aborder des défis majeurs, allant de nouvelles stratégies de lutte contre le cancer, s’appuyant sur les avancées de la physique des particules, à la création d’une cartographie détaillée du corps humain pour mieux comprendre les maladies métaboliques.
Selon Sandrine Heutz, directrice scientifique au CNRS-Centre Impérial, cette collaboration s’est naturellement développée au fil du temps.
« La relation a d’abord commencé avec les mathématiques, puis s’est étendue à d’autres domaines et offre une richesse de ressources complémentaires. »
Sandrine Heutz, directrice scientifique au CNRS-Centre Impérial
Elle souligne également l’importance de l’ingénierie dans cette dynamique, qui a conduit à la création du Laboratoire international de recherche (IRL) Ayrton Blériot, dédié à la transition énergétique et au numérique.
Au-delà des projets de recherche, la formation des jeunes chercheurs est un pilier essentiel de cette initiative. Alain Mermet, directeur du CNRS Europe et International, explique que l’IRC vise à « former les jeunes talents » grâce à des programmes de doctorat innovants. Ces programmes incluent des thèses conjointes, où les étudiants réalisent une première partie de leurs travaux dans un établissement français, suivie d’une seconde, dite « miroir », dans une université britannique, sur un sujet commun. Les doctorants bénéficient d’un financement annuel de 5 000 euros pour faciliter leurs déplacements et leurs échanges.
Depuis 2019, plus de 380 thèses « miroirs » ont été financées par le CNRS et ses universités partenaires, témoignant de l’attrait de ce dispositif pour les jeunes chercheurs désireux de développer une expérience internationale.
La collaboration CNRS-IRC Impérial se concentre sur trois domaines clés : la santé, la durabilité et les réseaux numériques, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de recherche conjointe dans ces secteurs.
Pour en savoir plus sur le CNRS-IRC Impérial : le site du CNRS.
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