L’Allemagne a connu un octobre particulièrement humide et nuageux, contrastant avec un mois de septembre initialement plus chaud. Le nord du pays a été le plus touché par les précipitations, avec des volumes d’eau exceptionnels enregistrés dans le Schleswig-Holstein et à Hambourg.
Hambourg a enregistré 117 litres de pluie par mètre carré, soit deux fois plus que la normale pour cette période de l’année, se positionnant comme le deuxième Land le plus humide en octobre. Le Schleswig-Holstein a dépassé ce chiffre avec 142 litres par mètre carré. La Basse-Saxe a également subi un surplus de précipitations, avec environ 100 litres par mètre carré, soit une augmentation de plus de 80 % par rapport aux moyennes habituelles.
Malgré l’abondance de pluie, les températures en octobre ont été légèrement supérieures à la moyenne à long terme dans le nord de l’Allemagne. Le mois a débuté avec des nuits fraîches et a connu des fluctuations thermiques importantes, avec des températures particulièrement basses dans l’est et le nord-est du pays. La température la plus basse a été relevée le 19 octobre à Barth, dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale, avec -4,7 °C.
Le Mecklembourg-Poméranie occidentale, bien que moins arrosé que les autres Länder du nord, a connu seulement dix jours sans pluie en octobre. Ce Land s’est néanmoins distingué avec 96 heures d’ensoleillement, se classant deuxième au niveau national, tandis que les autres régions du nord ont enregistré un déficit d’heures d’ensoleillement.
Selon le service météorologique allemand, l’année 2024 s’annonce comme l’année la plus chaude depuis le début des mesures, confirmant les tendances du changement climatique au niveau local. « Même si nous actionnons le frein d’urgence, nous vivrons dans un monde plus chaud », a déclaré Thomas Jung, de l’Institut Alfred Wegener.
Par ailleurs, les données actuelles révèlent une humidité des sols importante dans le nord de l’Allemagne, après une période estivale où les terres étaient souvent trop sèches. Les températures de la mer du Nord et de la mer Baltique restent également anormalement élevées depuis plusieurs années.
La période de référence utilisée pour ces comparaisons, de 1961 à 1990, est définie par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) comme une période de comparaison internationale pour le réchauffement climatique. Cette période est caractérisée par des données météorologiques précises et une influence relativement faible du changement climatique, permettant une comparaison fiable avec les conditions actuelles.
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