L’élu, ancien assistant de Donald Trump, a maintenu sa position dans une vidéo publiée dimanche, alors que le délai pour être remplacé expire mercredi.
L’échéance est courte. Max Miller a jusqu’à mercredi pour être remplacé par un autre candidat républicain. Pourtant, le député a choisi de rester dans la course, niant fermement les allégations de violences domestiques qui pèsent sur lui.
Les accusations d’Emily Moreno et la mise en danger d’un enfant
Le conflit a éclaté au grand jour lors d’une procédure judiciaire visant à déterminer la garde de la fille du couple, âgée de deux ans. C’est à ce moment que les accusations d’Emily Moreno, l’ex-épouse du député, sont devenues publiques. Elle décrit un climat de violences répétées durant leur mariage.
Les détails sont graves. L’ex-conjointe accuse Max Miller de l’avoir frappée, brûlée et menacée avec une arme à feu. Au-delà des violences physiques envers l’adulte, Emily Moreno affirme que l’élu a mis en danger leur fille. L’enfant aurait notamment souffert d’une fracture de la clavicule alors qu’elle était sous la garde de son père.
Face à ces allégations, Max Miller a choisi l’offensive judiciaire en déposant une plainte pour diffamation contre son ex-femme.
L’intervention publique de Bernie Moreno
Le silence familial a été rompu quelques heures après la vidéo de Max Miller. Bernie Moreno, sénateur républicain de l’Ohio et père d’Emily Moreno, a publiquement exhorté son ex-gendre à se retirer de la course électorale.
Le sénateur justifie sa prise de parole par le comportement de plus en plus erratique et dangereux
du député. Dans un communiqué, il soutient que Max Miller représente un risque pour sa fille et sa petite-fille, affirmant avoir tenté jusqu’ici de préserver le caractère privé de l’affaire avant que la situation ne l’oblige à s’exprimer.
Le soutien prudent de Donald Trump et le silence du Parti
Max Miller n’est pas un candidat anonyme ; il a servi comme assistant de Donald Trump à la Maison-Blanche. Jusqu’à présent, les principaux dirigeants républicains au Congrès sont restés muets face aux accusations.

Donald Trump a refusé d’appeler à la démission de l’élu. Interrogé par la presse dimanche, le président républicain a d’abord tempéré la situation en déclarant : Jusque-là, ce sont des accusations
. Il a ajouté lundi depuis la Maison-Blanche que Max Miller est une bonne personne
et a exprimé le souhait de laisser les familles résoudre ça
.
Un scrutin serré face à Brian Poindexter
L’obstination de Max Miller s’inscrit dans un contexte électoral tendu. L’élection de novembre s’annonce serrée dans sa circonscription de l’Ohio, où il est opposé au candidat démocrate Brian Poindexter.
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