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ICC Women’s ODI World Cup still not won, as Harmanpreet’s India remain far from perfect before final

L'équipe indienne de cricket féminin est à une victoire de l'histoire, affrontant l'Afrique du Sud en finale de la Coupe du Monde ODI de l'ICC à Navi Mumbai. Après avoir réalisé une remontée spectaculaire face à l'Australie en…

ICC Women’s ODI World Cup still not won, as Harmanpreet’s India remain far from perfect before final

L’équipe indienne de cricket féminin est à une victoire de l’histoire, affrontant l’Afrique du Sud en finale de la Coupe du Monde ODI de l’ICC à Navi Mumbai. Après avoir réalisé une remontée spectaculaire face à l’Australie en demi-finale, les Indiennes devront corriger leurs lacunes pour espérer décrocher le titre.

La qualification de l’Inde s’est dessinée grâce à un coup de batte décisif d’Amanjot Kaur, qui a frappé un quatre qui a scellé la plus grande course-poursuite de l’histoire du cricket international féminin. Une performance qui a déclenché une vague de joie à travers le pays, d’autant plus qu’elle a mis fin à une série de 15 matchs sans défaite de l’Australie en Coupe du Monde.

Jemimah Rodrigues a été l’héroïne de cette demi-finale, livrant une performance mémorable après avoir surmonté des moments difficiles. Son association avec la capitaine Harmanpreet Kaur, qui a marqué 176 points, a été cruciale. Malgré des débuts de tournoi compliqués et des sorties précoces, Rodrigues a prouvé sa valeur et pourrait bien être l’architecte d’un tournant dans l’histoire du cricket féminin indien.

Cependant, l’euphorie actuelle ne doit pas masquer les faiblesses de l’équipe. L’Inde devra faire preuve d’une concentration maximale pour ne pas se laisser surprendre par l’Afrique du Sud, qui cherchera à gâcher la fête. La victoire en demi-finale, acquise grâce à l’exploit de Rodrigues, ne sera significative que si l’équipe parvient à surmonter ses défauts.

Le point noir de l’équipe indienne reste incontestablement son jeu de terrain. Loin d’être à la hauteur, il s’est dégradé match après match. L’équipe a déjà concédé 22 points supplémentaires à l’Australie en raison de maladresses et de lancers imprécis. Avec un total de 18 prises manquées lors de ce tournoi – le plus élevé de toutes les équipes – et trois occasions manquées de *stumping*, le domaine défensif est source de préoccupation. La capitaine Harmanpreet Kaur elle-même a laissé échapper une prise facile en demi-finale.

Les statistiques indiennes en matière de jeu de terrain parlent d’elles-mêmes : 35 prises réussies, 18 prises manquées, un taux d’efficacité de 66 % (le deuxième plus bas du tournoi), 3 occasions manquées de *stumping*, 74 erreurs de placement et 6 lancers en dehors du terrain. La pression de la finale pourrait bien aggraver ces lacunes.

Par ailleurs, l’équipe indienne manque de profondeur en matière de bowling. Bien que Shree Charani (2/49) ait réalisé une bonne performance et que Deepti Sharma (17 wickets à ce jour) soit en passe de devenir la meilleure marqueuse du tournoi, des problèmes subsistent. Renuka Thakur doit trouver de l’élan dès le début du match pour être efficace, et l’approche défensive de la capitaine Harmanpreet, qui ne prend pas de risques avec ses placements, est également critiquée. L’équipe semble s’en tenir à un plan A sans chercher d’alternatives, comme lors du match de groupe contre l’Afrique du Sud, où elle a laissé filer une victoire facile après avoir défendu un score de 251.

L’économie de bowling de l’Inde (5,45) est la plus élevée du tournoi, ce qui est alarmant. Elle affrontera en finale l’équipe ayant la meilleure économie (4,78) parmi celles qui ont pris 40 wickets ou plus. Cette statistique souligne les difficultés de l’Inde au niveau du *death bowling*, qui est pratiquement inexistant. L’équipe dépend trop de Deepti Sharma, qui peut avoir des jours sans, et ni Renuka Thakur ni Kranti Goud ne sont des spécialistes du *death bowling*.

L’absence de Pratika Rawal, blessée à la cheville lors d’un match sans enjeu contre le Bangladesh, a forcé l’équipe à titulariser Shafali Verma, qui reste talentueuse mais irrégulière. La pression reviendra donc sur Smriti Mandhana, qui a du mal à performer lors des matchs à élimination directe de l’ICC. Bien qu’elle soit actuellement classée numéro 1 mondiale au classement W-ODI, Mandhana a un bilan décevant dans ces rencontres : seulement 30 points en 10 manches en Coupe du Monde ODI, 47 points en 15,66 manches en demi-finales et finales de Coupe du Monde T20.

Malgré ses difficultés passées, Mandhana devra surmonter ses démons et se concentrer sur le présent. L’équipe de Harmanpreet Kaur a montré qu’elle avait la ténacité et le tempérament nécessaires pour gagner, mais la clé sera de ne pas « craquer » lors de la finale. Après tout, il ne faut pas être une équipe parfaite pour remporter une Coupe du Monde, comme l’a prouvé l’équipe masculine australienne lors de la Coupe du Monde ODI 2023.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.