Publié le 2 novembre 2025 à 10h03. Après des mois de litige, la compagnie aérienne KLM a finalement cédé face à un passager norvégien qui contestait le refus d’enregistrer 50 bouteilles de vin, lui versant une indemnisation pour les désagréments causés.
- KLM a été contrainte de s’excuser et de dédommager Christer Rodin pour le refus initial d’enregistrer ses bouteilles de vin.
- La Commission de recours en matière d’aviation a donné raison au passager, estimant que KLM avait violé ses propres règles et le droit européen.
- L’indemnisation comprend le remboursement du billet d’avion alternatif, des frais de transport et une compensation pour refus d’embarquement.
Un voyage de retour de Malaga à Oslo s’est transformé en véritable parcours du combattant pour Christer Rodin et son frère. Alors qu’ils tentaient d’enregistrer 50 bouteilles de vin de Bourgogne, correctement emballées dans des caisses, les employés de KLM à l’aéroport de Malaga leur ont opposé un refus catégorique.
La compagnie aérienne invoquait une limite de cinq bouteilles de vin par passager. Les deux hommes ont immédiatement fait valoir que cette restriction ne concernait que les vins dépassant les 25 % d’alcool, alors que leur Bourgogne n’en contenait que 13 %. KLM a ensuite avancé un argument concernant un emballage jugé insuffisant, changeant ainsi les raisons de son refus.
Face à l’intransigeance de KLM, Christer Rodin a finalement pris un vol avec SAS pour rentrer chez lui, sans rencontrer de problème pour le transport de son vin. Cependant, ce changement de dernière minute lui a engendré des frais supplémentaires : un nouveau billet d’avion à 2 800 couronnes norvégiennes (NOK) et des frais de transport vers et depuis l’aéroport espagnol.
Convaincu que KLM avait agi en violation de ses propres réglementations, M. Rodin a exigé un dédommagement pour ces dépenses. Sa demande a été rejetée par la compagnie aérienne, qui refusait d’admettre son erreur. Déterminé, il a saisi la Commission de recours en matière d’aviation.
La Commission a donné entièrement raison à M. Rodin, confirmant que KLM avait enfreint ses propres règles en refusant d’enregistrer le vin. Elle a ordonné à la compagnie aérienne de rembourser le billet SAS (2 800 NOK) ainsi que les frais de transport (1 800 NOK). De plus, la Commission a estimé qu’il s’agissait d’un refus d’embarquement au sens du droit de l’Union européenne, ouvrant droit à une compensation supplémentaire de 400 euros (environ 4 600 NOK).
Cette décision défavorable a finalement incité KLM à revoir sa position. La compagnie aérienne s’est excusée auprès de M. Rodin et a accepté de lui verser l’intégralité des sommes réclamées.
« Je voudrais profiter de cette occasion pour m’excuser au nom de KLM »
Responsable clientèle de KLM
KLM a confirmé qu’elle se conformerait à toutes les exigences fixées par la Commission de recours. Christer Rodin, satisfait de cette issue, estime que KLM a eu un comportement « dégoûtant » et se réjouit du soutien qu’il a reçu de la Commission. Il souligne l’importance de contester les décisions injustes des compagnies aériennes, car cela peut créer un précédent pour des cas similaires à l’avenir.
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