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Les bénéfices de la banque centrale suisse dopés par la hausse du prix de l’or

La Banque nationale suisse (BNS) a enregistré un bénéfice substantiel de 12,6 milliards de francs suisses (environ 15,7 milliards de dollars) au cours des neuf premiers mois de 2025, porté par la flambée des prix de l'or et…

Les bénéfices de la banque centrale suisse dopés par la hausse du prix de l’or

La Banque nationale suisse (BNS) a enregistré un bénéfice substantiel de 12,6 milliards de francs suisses (environ 15,7 milliards de dollars) au cours des neuf premiers mois de 2025, porté par la flambée des prix de l’or et la performance des marchés boursiers.

L’augmentation de la valeur de ses avoirs en or a été un facteur clé de ce résultat positif. Bien que le volume d’or détenu par la BNS soit resté stable, le prix au kilogramme a bondi de 76 011 francs suisses fin décembre 2024 à 98 024 francs suisses fin septembre 2025, générant une plus-value de 22,9 milliards de francs. Ce mouvement s’explique par la forte demande d’investisseurs cherchant un refuge face aux incertitudes économiques et géopolitiques actuelles.

En parallèle, la BNS a enregistré 23,1 milliards de francs de plus-values sur ses participations et instruments financiers. Ces gains ont permis de compenser des pertes de change s’élevant à 46,3 milliards de francs.

Comme l’or, le franc suisse est traditionnellement considéré comme une valeur refuge. L’incertitude économique a entraîné une appréciation notable de la monnaie suisse par rapport à d’autres devises, notamment le dollar américain, depuis le début de l’année.

Les bénéfices de la BNS avaient déjà été solides en 2024, atteignant 62,5 milliards de francs sur les neuf premiers mois, avant de s’établir à 80,7 milliards de francs à la fin de l’année.

Cependant, un expert met en garde contre un risque potentiel lié à la concentration des investissements de la BNS dans le secteur technologique. Arturo Bris, professeur de finance à l’Institut international de développement de la gestion à Lausanne, s’inquiète d’une possible bulle spéculative autour de l’intelligence artificielle.

Selon ses calculs, basés sur les données de la Securities and Exchange Commission américaine, six entreprises technologiques – Nvidia, Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet et Meta – représentent à elles seules plus de 48 milliards de dollars dans le portefeuille de la BNS.

« En tant qu’économiste, on ne peut parler d’une bulle qu’après son éclatement », a déclaré M. Bris à l’AFP. « Mais il y a une surévaluation significative de ces actions, et si l’IA est une bulle qui éclate et déclenche un krach, le risque est très élevé pour la BNS. »

La BNS suit une stratégie d’investissement passive pour diversifier ses réserves, en se calant sur les indices boursiers plutôt qu’en sélectionnant activement des actions dans l’espoir de réaliser des profits.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.