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Qu’est-ce qui ne va pas pour les Pélicans et les Nets ? Décomposer les deux dernières équipes sans victoire de la NBA

by Camille Renault

Le début de saison NBA 2025-26 a réservé son lot de surprises, avec des performances inattendues et des difficultés pour certaines équipes. Oklahoma City reste invaincu à l’Ouest, tandis que Philadelphie et Chicago partagent la première place à l’Est, une situation que peu d’observateurs avaient prédite.

À l’opposé du spectre, les Pelicans de la Nouvelle-Orléans et les Nets de Brooklyn sont les seules équipes à n’avoir pas encore remporté la moindre victoire. Avec six défaites consécutives, leur situation est préoccupante, bien qu’ils soient encore loin du record des pires départs de l’histoire, détenu par les Nets de 2010 et les 76ers de 2016 (0-18). Historiquement, seules huit équipes ont réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires après avoir commencé la saison avec un bilan de 0-6, ce qui laisse présager un avenir difficile pour les deux franchises.

Pelicans : une accumulation de problèmes

La situation des Pelicans est particulièrement alarmante. L’arrivée tardive de DeAndre Jordan, 37 ans, et titularisé seulement cinq jours après sa signature, illustre les choix douteux opérés pendant l’intersaison. L’équipe souffre également d’un manque de constance dans ses performances offensives et défensives. Kevon Looney, une recrue clé, a manqué les cinq premiers matchs en raison d’une blessure au genou. Jordan Poole et Saddiq Bey, acquis en échange de CJ McCollum, affichent des pourcentages de réussite inférieurs à 38 %. Trey Murphy III, pourtant prometteur la saison dernière, peine à trouver son rythme, tandis que Zion Williamson est, pour l’instant, épargné par les blessures. Le jeune Derik Queen, sélectionné avec un pari lors de la draft, voit son temps de jeu diminuer de match en match.

Les statistiques des Pelicans sont éloquentes : 27e attaque (106,8 points), 29e défense (124,2 points encaissés) et 30e différence de points (-17,4). À titre de comparaison, les Bobcats de Charlotte en 2012, avec un bilan désastreux de 7-59, affichaient une différence de points de -15.

Nets : un pari sur l’avenir

Les Nets, quant à eux, semblent avoir une stratégie différente. L’équipe ne vise pas la victoire immédiate et a conservé ses cinq choix de première ronde lors de la draft 2025, devenant ainsi la première équipe à réaliser une telle performance. Avec un effectif très jeune – son joueur le plus âgé, Terance Mann, a 29 ans – l’inexpérience pourrait rendre difficile l’obtention de victoires supplémentaires pour Jordi Fernández, l’entraîneur, qui avait pourtant réussi à mener l’équipe à un bilan inattendu de 26-56 la saison dernière.

Plus les Nets perdent, meilleures sont leurs chances d’obtenir le premier choix de la draft 2026, qui s’annonce riche en talents. Cependant, cette situation commence à peser sur l’ambiance à Brooklyn. Lors de la défaite de 24 points contre les 76ers, Fernández a laissé ses joueurs sur le terrain plus longtemps que nécessaire, puis s’est exprimé avec virulence en conférence de presse : « Nous retombons dans les mêmes travers, avec un manque d’effort défensif. Je n’arrive pas à motiver mes joueurs pour qu’ils se battent. Je leur pose des questions, mais je ne vois pas de résultats. L’effort et la défense sont absents. »

Les Nets affichent des statistiques similaires à celles des Pelicans : 23e attaque (112,9 points), 30e défense (128,6 points encaissés) et 29e différence de points (-15,7). Une statistique étonnante : le rookie Ben Saraf est le meilleur passeur de l’équipe avec 3,2 passes décisives par match, malgré un temps de jeu limité à un peu plus de 18 minutes.

Qui sortira le premier de la crise ?

Les Pelicans pourraient bénéficier d’un calendrier plus favorable dans les semaines à venir. Après un début de saison difficile, ils affronteront des adversaires plus abordables, comme les Hornets de Charlotte, les Mavericks de Dallas, les Spurs de San Antonio, les Suns de Phoenix et les Trail Blazers de Portland. Leur effectif, plus talentueux que celui des Nets, pourrait leur permettre de redresser la barre.

Les Nets, de leur côté, auront un match d’avance sur les Pelicans avant leur prochaine rencontre, face aux Timberwolves du Minnesota. Une victoire est possible, mais la performance de l’équipe lors de sa dernière défaite a été décourageante. Leur calendrier inclut également des rencontres contre les Pacers de l’Indiana, les Pistons de Détroit, les Knicks de New York et les Raptors de Toronto. La défense fragile des Nets pourrait entraîner une prolongation de leur série de défaites.

Les postes d’entraîneur sont-ils menacés ?

Willie Green, l’entraîneur des Pelicans, est clairement sur la sellette. Malgré les obstacles rencontrés depuis son arrivée en 2021, l’équipe n’a pas réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires, et un nouveau front office est en place. Un changement pourrait intervenir rapidement si les résultats ne s’améliorent pas. Des sources indiquent que les Knicks avaient manifesté leur intérêt pour James Borrego, l’assistant de Green, mais les Pelicans ont bloqué son départ, souhaitant le conserver au cas où un changement d’entraîneur serait nécessaire.

Pour Jordi Fernández, la situation est différente. Son poste n’est pas menacé, car la direction des Nets est consciente de la nature du projet en cours. L’ambiance difficile à Brooklyn est davantage liée à l’effectif qu’aux compétences de l’entraîneur. L’objectif principal est le développement des jeunes joueurs, et la composition de l’équipe pourrait évoluer considérablement lors de la prochaine date limite d’échange.

Quel avenir pour ces franchises ?

L’arrivée de Joe Dumars en tant que vice-président exécutif des opérations de basket-ball à la Nouvelle-Orléans suscite des inquiétudes quant à l’orientation à long terme de la franchise. Ses récentes transactions, notamment l’échange de choix de draft, pourraient avoir des conséquences importantes. Les Pelicans ont échangé des atouts précieux pour sélectionner Derik Queen, mais l’avenir dira si ces choix étaient judicieux.

Les Nets, quant à eux, sont confrontés à l’incertitude concernant le potentiel de leurs jeunes recrues. Conserver cinq choix de première ronde était une chose, mais utiliser quatre de ces choix pour sélectionner des meneurs de jeu pourrait s’avérer problématique. L’équipe devra évaluer attentivement ces joueurs et déterminer qui seront les futurs piliers de la franchise. Cependant, les Nets disposent d’une bonne marge de manœuvre pour l’avenir, avec des choix de draft supplémentaires et une flexibilité financière importante.

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