La Suisse applique des règles similaires aux citoyens de l’Union européenne et de l’Espace économique européen (EEE) en matière de séjour, de travail et de propriété, mais les ressortissants de l’EEE – Norvège, Islande et Liechtenstein – sont souvent moins visibles dans les débats sur l’immigration.
Si les accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne sont régulièrement au centre des discussions sur la population étrangère, la situation des citoyens de l’AELE reçoit beaucoup moins d’attention. Pourtant, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), plus de 1,5 million de personnes originaires de l’UE et de l’AELE vivaient en Suisse fin 2024. La grande majorité de ce chiffre concerne les citoyens de l’UE, les ressortissants de l’AELE représentant une minorité : environ 5 000 Norvégiens et 1 764 citoyens liechtensteinois. Les données pour l’Islande ne sont pas disponibles.
Le Secrétariat d’État aux Migrations (SEM) précise que l’accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE s’étend également aux citoyens de Norvège, d’Islande et du Liechtenstein. « Cet accord transpose les règles et directives de l’UE, notamment en matière d’asile et de migration, dans les législations nationales des États de l’AELE », explique le SEM.
Concrètement, cela signifie que les ressortissants de l’AELE bénéficient des mêmes droits que les citoyens de l’UE et de la Suisse en matière d’accès au marché du travail. Lors d’un recrutement, les employeurs doivent considérer les candidats suisses, de l’UE et de l’AELE sur un pied d’égalité. Les candidats de pays tiers ne peuvent être pris en compte qu’en l’absence de profils adéquats parmi les candidats « prioritaires ».
Cette égalité de traitement s’étendrait également à d’autres domaines. Si la Suisse devait adopter certaines règles européennes dans le cadre de ses nouveaux accords avec Bruxelles – par exemple, la possibilité pour les citoyens de l’UE de résider en Suisse sans être en emploi – ces mêmes droits seraient automatiquement accordés aux ressortissants de l’AELE.