Publié le 2024-02-27 16:15:00. Les détaillants de loterie en Espagne réclament une augmentation des prix et des commissions, notamment pour le tirage de Noël, face à une baisse de leur rentabilité due à la concurrence croissante des ventes en ligne.
- Les associations de détaillants de loterie demandent une augmentation du prix du tirage de Noël, passant de 20 à 25 euros le dixième.
- Elles proposent également d’augmenter le montant du premier prix, “El Gordo”, de 400 000 à 500 000 euros par dixième, pour tenir compte de l’inflation.
- Plus de la moitié des détaillants interrogés signalent une baisse de leurs bénéfices.
Les détaillants de loterie espagnols, regroupés au sein du Groupement national des associations provinciales d’administrateurs de loteries (ANAPAL), ont sollicité ce mardi la Société nationale des loteries et des paris de l’État (SELAE) pour une révision des conditions économiques de leur activité. L’ANAPAL représente un réseau de plus de 4 100 points de vente à travers le pays.
Selon Borja Muñiz, président de l’ANAPAL, la rentabilité des points de vente physiques est de plus en plus menacée par le développement des canaux de distribution numériques. Les détaillants estiment que les commissions actuelles sont insuffisantes, représentant 91 % des problèmes identifiés comme des obstacles à leur activité.
Outre l’augmentation du prix du tirage de Noël et du premier prix, les détaillants souhaitent que la commission perçue sur les tirages de Noël passe de 4,5 % à 6 %, un pourcentage déjà appliqué aux 102 autres tirages organisés tout au long de l’année. Ils justifient cette demande par l’impact de l’inflation sur leurs coûts.
Une enquête menée auprès des détaillants révèle que 52,7 % d’entre eux ont constaté une diminution de leurs bénéfices, tandis que seulement 8,1 % ont enregistré une augmentation. 40,3 % déclarent maintenir leurs revenus stables, une situation que l’ANAPAL juge toutefois précaire et ne garantissant pas un équilibre économique réel.
Les détaillants soulignent également la lourdeur administrative et le manque de soutien institutionnel comme des facteurs contribuant à leurs difficultés. La perte de parts de marché au profit des ventes en ligne est également pointée du doigt.
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