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Les divisions intérieures entravent les ambitions américaines à l’étranger

by Clara Dubois

Publié le 5 novembre 2025 à 21h56. La paralysie politique aux États-Unis atteint un record historique, tandis que le président Trump poursuit une diplomatie active en Asie et au Moyen-Orient, malgré une impopularité croissante et des tensions internes persistantes.

  • La fermeture partielle du gouvernement américain est devenue la plus longue de l’histoire du pays.
  • Donald Trump a conclu un cessez-le-feu commercial temporaire avec la Chine lors d’une tournée en Asie.
  • Le Moyen-Orient reste une priorité pour l’administration Trump, avec des visites prévues de dirigeants syrien et saoudien.

La crise politique aux États-Unis s’enlise, la fermeture partielle du gouvernement dépassant désormais tous les précédents. Cette situation, symptôme d’une culture politique et médiatique polarisée, entrave la capacité du pays à réaliser pleinement son potentiel. Malgré ce contexte interne difficile, le président Donald Trump continue de mener une politique étrangère active, marquée par des initiatives en Asie et au Moyen-Orient.

De retour d’une tournée asiatique de cinq jours, le plus long voyage à l’étranger de son mandat, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu temporaire dans la guerre commerciale avec la Chine. Il a également signé des accords commerciaux avec la Thaïlande, la Malaisie, le Cambodge et le Vietnam. Cependant, de nombreuses questions restent en suspens et nécessiteront des négociations approfondies dans les mois à venir. La Chine continue par ailleurs de renforcer sa position dominante dans des secteurs stratégiques clés, tels que la pharmacie, les batteries lithium-ion et les semi-conducteurs, impactant directement l’économie et la sécurité américaines. Plus d’informations sur la domination chinoise.

Parallèlement, l’administration Trump a intensifié ses menaces et ses actions potentielles à l’encontre de plusieurs pays. Des moyens militaires importants ont été déployés dans la région des Caraïbes et du Pacifique oriental, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue, mais suscitant des inquiétudes quant à une possible intervention militaire au Venezuela. Le président Trump a également proféré des menaces à l’encontre du Nigeria, apparemment suite à un reportage sur le traitement réservé aux chrétiens dans ce pays. Détails sur les menaces envers le Nigeria.

Le Moyen-Orient reste au centre des préoccupations de l’administration Trump. Dans les prochaines semaines, le président de facto syrien, Ahmed al-Sharaa, et le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, se rendront à Washington. Ces visites font suite à la tournée de Trump au Moyen-Orient en mai, où des accords de coopération bilatérale ont été signés avec les Émirats arabes unis, le Qatar et l’Arabie saoudite. Bien qu’un accord de normalisation entre l’Arabie saoudite et Israël ne soit pas attendu dans l’immédiat, l’administration Trump continue de travailler sur la levée des sanctions contre la Syrie, une initiative qui rencontre une certaine résistance au Congrès. Analyse de la politique américaine au Moyen-Orient.

L’impasse politique interne, avec la fermeture prolongée du gouvernement, entrave considérablement la capacité des États-Unis à agir efficacement au Moyen-Orient et à gérer les défis internationaux. Le désarmement progressif des outils de la puissance nationale américaine, amorcé avant la fermeture du gouvernement, s’est accéléré depuis le 1er octobre. Sans une résolution de la discorde politique interne, il sera difficile pour l’administration Trump de gérer efficacement des questions complexes telles que le conflit israélo-palestinien, les ambitions régionales de l’Arabie saoudite ou le programme nucléaire iranien.

Brian Katulis est chercheur principal au Middle East Institute.

Photo de BRENDAN SMIALOWSKI/AFP via Getty Images


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