Publié le 7 novembre 2025 10h17. L’outil « Sources préférées » de Google, conçu pour personnaliser les résultats de l’actualité, est détourné par des spammeurs et des propriétaires de domaines de moindre qualité, soulevant des questions sur l’efficacité des contrôles de Google.
- L’outil « Sources préférées » permet aux utilisateurs de privilégier certains médias dans les résultats de recherche.
- Des domaines copiés, des sites de stationnement et des sous-domaines aléatoires apparaissent dans les suggestions de l’outil.
- Le problème semble particulièrement marqué pour les domaines .com.in et .net.in, potentiellement en raison de la disponibilité de l’outil dans ces régions.
Google a récemment lancé une fonctionnalité baptisée « Sources préférées » qui offre aux utilisateurs un contrôle accru sur les médias qui apparaissent le plus souvent dans la section « Actualités » de ses résultats de recherche. L’objectif était de permettre aux internautes de personnaliser leur flux d’informations en mettant en avant les sources qu’ils jugent les plus fiables et pertinentes. Au lieu de se fier uniquement à l’algorithme de classement de Google, les utilisateurs peuvent ainsi influencer les résultats affichés.
Cependant, cette nouvelle fonctionnalité est confrontée à un problème inattendu : des acteurs malveillants exploitent le système pour promouvoir des sites de qualité douteuse. Des signalements font état de l’apparition de domaines copiés, de sites de stationnement (parked domains) et de sous-domaines aléatoires dans les suggestions de l’outil. Certains de ces sites sont si peu développés que Google n’indexe que leur page d’accueil.
Le phénomène semble lié à l’enregistrement de noms de domaine similaires à ceux de sites web bien établis. Une tactique courante consiste à enregistrer un nom de domaine avec un code pays de premier niveau (ccTLD) différent, comme .com.in ou .net.in, lorsque le domaine .com ou .net original est déjà pris. Cela permet de créer des sites qui peuvent facilement être confondus avec les sources d’information légitimes.
Des captures d’écran révèlent des exemples concrets de ce problème. Par exemple, une recherche dans l’outil « Sources préférées » pour le groupe Automattic affiche un sous-domaine aléatoire. De même, des domaines de stationnement indiens apparaissent dans les suggestions pour le New York Times et le HuffPost. Le site indien du HuffPost, par exemple, propose des articles promotionnels sur des prêts sur salaire, des avocats spécialisés en dommages corporels et des montres de luxe, et n’est que partiellement indexé par Google.
Un autre exemple concerne le site Search Engine Journal lui-même, qui est également victime d’un domaine de stationnement indien apparaissant dans les suggestions de l’outil.
Il reste incertain si ces domaines sont intentionnellement enregistrés et soumis à l’outil « Sources préférées » par des personnes mal intentionnées, ou si Google les intègre automatiquement. La disponibilité actuelle de l’outil aux États-Unis et en Inde pourrait expliquer la prévalence des domaines indiens dans les résultats.
Cette situation soulève des questions sur l’efficacité des contrôles mis en place par Google pour garantir l’intégrité de l’outil « Sources préférées ». Il est légitime de se demander si l’outil ne devrait pas se limiter à afficher uniquement les sites web légitimes et fiables, excluant ainsi le spam et les contenus de faible qualité.
Pour en savoir plus sur l’outil « Sources préférées », vous pouvez consulter la page d’aide de Google.