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Le Kremlin nie que le ministre Lavrov soit tombé en disgrâce

Publié le 7 novembre 2025 à 16h35. Le Kremlin dément les informations selon lesquelles le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov serait en disgrâce auprès du président Vladimir Poutine, alors que des interrogations persistent sur son rôle dans…

Le Kremlin nie que le ministre Lavrov soit tombé en disgrâce

Publié le 7 novembre 2025 à 16h35. Le Kremlin dément les informations selon lesquelles le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov serait en disgrâce auprès du président Vladimir Poutine, alors que des interrogations persistent sur son rôle dans les négociations internationales.

  • Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que Lavrov occupait toujours ses fonctions.
  • L’absence de Lavrov à une réunion du Conseil de sécurité nationale et son remplacement par un émissaire présidentiel au sommet du G20 ont alimenté les spéculations.
  • Des sources évoquent un rôle difficile de Lavrov dans les tentatives de sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine.

Le Kremlin a balayé d’un revers de main les rumeurs concernant une éventuelle perte d’influence de Sergueï Lavrov, figure emblématique de la diplomatie russe. Dmitri Peskov a déclaré que le ministre était toujours en poste et exerçait pleinement ses fonctions. Cette démentie intervient après que M. Lavrov n’ait pas participé à une réunion du Conseil de sécurité nationale russe mercredi, et qu’il ait été annoncé qu’il serait remplacé par un membre de l’administration présidentielle lors du prochain sommet du G20 en Afrique du Sud.

Cette absence a suscité des interrogations, notamment en raison du fait que Lavrov avait traditionnellement représenté la Russie lors de ces événements. Le président Poutine lui-même limite ses déplacements à l’étranger, en raison du risque d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale.

Selon le journal russe Kommersant, l’absence de Lavrov à la réunion du Conseil de sécurité s’est faite « d’un commun accord », sans autre explication. Parallèlement, des informations ont circulé sur un possible désaccord entre Lavrov et son homologue américain lors de discussions préliminaires à un sommet russo-américain.

Le Financial Times a rapporté que Lavrov aurait présenté aux États-Unis des exigences jugées inflexibles pour mettre fin à la guerre en Ukraine, notamment la cession de territoires ukrainiens à la Russie, la réduction de la taille de l’armée ukrainienne et l’abandon de toute perspective d’adhésion à l’OTAN. Ces exigences auraient conduit à un échange téléphonique tendu avec son homologue américain et à l’annulation du sommet par Donald Trump.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié ces allégations d’« absurdité », les comparant à une intrigue digne d’Agatha Christie. Elle a accusé les « élites politiques britanniques et les services de sécurité » de chercher à « exacerber la situation en Ukraine » en diffusant de telles informations.

Sergueï Lavrov est un allié de longue date de Vladimir Poutine et incarne la politique étrangère russe depuis des décennies. Il a été le principal représentant de la Russie à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre dernier et a accompagné M. Poutine lors de sa rencontre avec Donald Trump en Alaska. Cette rencontre n’avait pas abouti à de résultats concrets.

Diplomate de carrière depuis l’époque de la guerre froide, Lavrov a été nommé ministre des Affaires étrangères par Poutine en 2004. Avec plus de 20 ans à ce poste, il est le doyen du gouvernement russe actuel.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.