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« Les États-Unis s’intéressent davantage au Chili »

by Nicolas Lefèvre

Publié le 7 novembre 2025 20h15. Les déclarations du président chilien Gabriel Boric à l’égard de Donald Trump lors de la COP30 à Belém suscitent l’interrogation, mais une politologue américaine estime que les intérêts économiques des États-Unis au Chili devraient tempérer toute réaction potentielle.

  • Gabriel Boric a accusé Donald Trump de « mentir » sur le changement climatique lors de la COP30.
  • Jeanne Simon, politologue à l’Université de Concepción, minimise l’impact idéologique de ces déclarations sur les relations bilatérales.
  • Les récentes négociations tarifaires entre le Chili et les États-Unis sont motivées par l’intérêt américain pour le cuivre chilien, selon l’universitaire.

Les propos tenus par le président chilien Gabriel Boric, critiquant la position de Donald Trump sur le changement climatique lors de la Conférence des Parties 30 (COP30) qui se tient actuellement à Belém, au Brésil, ont interpellé. Jeanne Simon, docteure en études internationales et professeure de sciences politiques à l’Université de Concepción, a analysé ces déclarations et leurs potentielles conséquences pour le Chili.

Interrogée sur les répercussions possibles de ces critiques, Jeanne Simon a estimé que les considérations économiques priment sur les divergences idéologiques. « Je crois qu’il y a plus d’intérêts des États-Unis au Chili qu’en réalité, la partie idéologique n’est pas si importante », a-t-elle déclaré lors d’une conversation avec Al Pan Pan avec Mirna Schindler.

Elle a notamment souligné que les récentes négociations tarifaires entre les deux pays ne sont pas le fruit d’une affinité politique. « Ce n’est pas parce que le Chili est gentil que nous allons baisser les droits de douane, mais plutôt parce que les États-Unis s’intéressent au cuivre chilien (…) car c’était une bonne négociation de la part du gouvernement, et cela n’a rien à voir avec une similitude idéologique », a-t-elle expliqué. Le Chili est un important producteur de cuivre, un métal stratégique pour l’industrie américaine.

Concernant les réactions de l’opposition chilienne, l’universitaire a relativisé l’importance du pays sur la scène internationale. « Le Chili est un pays plus petit, d’une certaine manière il n’est pas aussi important (…) dans le scénario global, le Chili n’a pas le poids du Brésil (…) il a beaucoup de cuivre, et c’est important, mais il n’a pas la même responsabilité que la Chine », a-t-elle précisé.

Enfin, interrogée sur une éventuelle riposte de Donald Trump suite aux propos de Gabriel Boric, Jeanne Simon s’est montrée catégorique : « Non, non, pas du tout, non ». Elle ne prévoit donc pas de conséquences directes de ces déclarations sur les relations bilatérales.

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