Le Caire, le 7 novembre 2025. Les États-Unis réaffirment leur soutien à l’autonomie marocaine au Sahara occidental, une position qu’ils ont récemment défendue auprès de la Ligue arabe et qui semble relancer les efforts diplomatiques pour apaiser les tensions entre l’Algérie et le Maroc.
- Les États-Unis insistent sur le plan d’autonomie marocain comme seule base pour une solution au Sahara occidental.
- Une récente rencontre entre un conseiller de la Maison Blanche et le secrétaire général de la Ligue arabe a précédé une visite égyptienne en Algérie.
- Washington espère une normalisation des relations entre Alger et Rabat avant de relancer les négociations politiques.
Le conseiller spécial du président américain pour l’Afrique et les pays arabes, Massad Boulors, a réaffirmé la position américaine lors d’une rencontre mardi au Caire avec Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe. Boulors a souligné que le plan d’autonomie marocain constitue le « seul fondement d’une solution juste et durable au Sahara occidental », comme il l’a indiqué sur le réseau social X :
« Lors de ma rencontre avec le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, nous avons abordé les défis les plus urgents de la région et réaffirmé notre engagement commun en faveur de la paix et de la stabilité. (…) J’ai souligné que le Plan d’autonomie marocain constituait le seul fondement d’une solution juste et durable au Sahara occidental. »
Massad Boulors, conseiller spécial du président américain
Cette prise de position intervient après une série d’interviews accordées par M. Boulors à des médias arabes, dont Sky News arabia, France 24 arabic et Al Arabiya, afin de clarifier la position américaine suite à l’adoption, le 31 octobre dernier, de la résolution onusienne sur le Sahara. L’objectif est de présenter une vision actualisée du processus de résolution du conflit à l’opinion publique arabe.
Si l’implication de la Ligue arabe dans la question du Sahara occidental est traditionnellement limitée, compte tenu du rôle central des Nations Unies dans la recherche d’une solution, cette rencontre semble marquer un tournant. Dans la foulée de la visite de M. Boulors au Caire, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel-Ati, porteur d’un message du président égyptien Abdelfatah Al-Sissi. L’agence de presse algérienne (APS) a fait état de cette audience, qui s’est déroulée en présence de hauts responsables algériens, dont le directeur de cabinet à la présidence, Boualem Boualem, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et le conseiller chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba.
Les États-Unis semblent désormais privilégier une approche axée sur le rapprochement entre l’Algérie et le Maroc, avec le soutien des pays arabes et de la Ligue arabe. Washington avait déjà exprimé son souhait de faciliter une réconciliation d’ici la fin de l’année, considérant qu’une normalisation des relations entre Rabat et Alger est une condition préalable à la reprise des négociations politiques, qui devraient aboutir à une solution consensuelle basée sur le plan d’autonomie marocain.