Publié le 8 novembre 2025 à 09h00. L’application de création vidéo par intelligence artificielle Sora, développée par OpenAI, est désormais disponible sur Android, avec un succès initial bien supérieur à son lancement sur iOS. Cependant, elle n’est pas encore accessible aux utilisateurs en République tchèque.
- L’application Sora a été téléchargée 470 000 fois le premier jour sur Android, soit quatre fois plus qu’au lancement sur iOS.
- Sora génère des vidéos à partir de descriptions textuelles ou d’images, ouvrant de nouvelles perspectives créatives, mais soulève également des questions éthiques liées aux deepfakes.
- L’application est actuellement disponible dans sept pays : États-Unis, Canada, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Thaïlande et Vietnam.
OpenAI a étendu la disponibilité de son application vidéo basée sur l’intelligence artificielle, Sora, aux utilisateurs d’Android. Le lancement a rencontré un succès immédiat, avec 470 000 téléchargements enregistrés dès le premier jour, selon l’analyse de AppFigures. Ce chiffre est plus de quatre fois supérieur au nombre de téléchargements observés lors du lancement initial sur iOS en septembre dernier.
Il est important de noter que la version iOS de Sora était initialement limitée à l’Amérique du Nord et nécessitait une invitation pour y accéder. Malgré ces restrictions, plus d’un million de personnes avaient téléchargé l’application en cinq jours. Le déploiement sur Android, plus large et ouvert à tous, dans sept pays (États-Unis, Canada, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Thaïlande et Vietnam), explique donc ces chiffres plus élevés.
Mais au-delà des statistiques, une question cruciale se pose : que font les utilisateurs avec Sora ? Et, plus important encore, devons-nous nous inquiéter du contenu qu’ils créent ?
Qu’est-ce que Sora et pourquoi suscite-t-elle la controverse ?
Sora est une application d’intelligence artificielle capable de générer des vidéos à partir de simples descriptions textuelles ou d’images. Imaginez taper « un golden retriever jouant au football sur la plage au coucher du soleil » et obtenir en quelques secondes une vidéo réaliste correspondant à cette description. Une prouesse qui relève encore récemment de la science-fiction.
L’application intègre également des fonctionnalités sociales, permettant aux utilisateurs de partager leurs créations, de remixer le travail d’autres personnes et d’utiliser la fonction Caméo. Cette dernière permet d’insérer l’image de personnes réelles dans des vidéos générées par l’IA, et c’est là que les préoccupations commencent à émerger.
La fonction Caméo ouvre en effet la porte aux deepfakes – des vidéos truquées où une personne semble faire ou dire quelque chose qu’elle n’a jamais fait. OpenAI affirme travailler avec des organisations professionnelles comme SAG-AFTRA et des célébrités pour prévenir les abus, mais une fois la technologie accessible, il devient difficile d’en contrôler l’utilisation.
Le boom de la vidéo IA : avenir prometteur ou source de problèmes ?
Sora n’est pas la seule application vidéo basée sur l’IA à émerger sur le marché. Google a développé Imagen Video, RunwayML propose des outils professionnels, et Pika Labs s’adresse aux créatifs. Le secteur de la vidéo IA connaît une véritable explosion, avec de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux produits concurrents qui apparaissent chaque semaine.
Pour les professionnels de la création, cela représente de nouvelles opportunités : la possibilité de produire du contenu qui nécessiterait auparavant un studio, une caméra, des acteurs et une post-production coûteuse. Pour le grand public, c’est un outil d’amusement et d’expérimentation.
OpenAI se dit déterminé à prévenir les abus, mais l’histoire nous enseigne qu’une fois une technologie disponible, son contrôle total est illusoire. Plus il devient facile de créer une fausse vidéo, plus les conséquences potentielles peuvent être graves.
Néanmoins, la vidéo IA représente une avancée technologique fascinante. Elle peut démocratiser la création de contenu, stimuler la créativité et aider les individus à exprimer des idées qui resteraient autrement confinées à leur imagination. La question est de savoir si nous, en tant que société, serons capables de profiter de ses avantages tout en minimisant les risques.
Pour l’instant, Sora est disponible sur Android, mais pas en République tchèque. Si vous souhaitez l’essayer, il faudra patienter ou explorer des solutions alternatives, comme l’utilisation d’un réseau privé virtuel (VPN).
Comptez-vous tester Sora dès qu’elle sera accessible en République tchèque ?
Source: GSMArène