Publié le 8 novembre 2025 à 20h22. Un concessionnaire de véhicules électriques basé dans l’Utah a mis en lumière des pratiques potentiellement frauduleuses de certains vendeurs, qui chercheraient à contourner les règles d’éligibilité au crédit d’impôt fédéral pour les véhicules d’occasion, suscitant l’inquiétude des consommateurs.
- Un vendeur aurait proposé de scinder artificiellement le prix d’une Tesla d’occasion pour permettre à un acheteur de bénéficier du crédit d’impôt.
- La stratégie consiste à facturer un prix inférieur à 25 000 $ (environ 23 200 €) sur la facture, puis à ajouter le montant excédentaire sous forme de frais pour un chargeur.
- L’IRS (Internal Revenue Service, l’administration fiscale américaine) précise que les accessoires obligatoires ne peuvent pas être utilisés pour réduire le prix d’achat aux fins du crédit d’impôt.
Alex Lawrence, dirigeant de la concession EV Auto Alex dans l’Utah et connu pour ses conseils sur les véhicules électriques, a publié une vidéo sur TikTok documentant une conversation téléphonique avec un acheteur confronté à cette situation. La vidéo, qui a déjà été visionnée près d’un million de fois, révèle comment le vendeur a tenté de justifier cette pratique.
L’acheteur, à la recherche d’une Tesla Model 3 d’occasion éligible au crédit d’impôt fédéral (jusqu’à 4 000 $ ou environ 3 700 € si le prix d’achat est inférieur à 25 000 $), s’est vu proposer un véhicule affiché à 28 500 $ (environ 26 500 €). Selon l’acheteur, le vendeur lui aurait alors expliqué qu’il pouvait facturer 24 500 $ (environ 22 800 €) pour la voiture et 4 000 $ (environ 3 700 €) supplémentaires pour un chargeur.
« Donc, pour contourner le problème, on vous facture 24,5 [mille] sur papier pour la Tesla. Et puis on vous facture quatre mille dollars pour un chargeur. »
Vendeur (retranscription de la conversation téléphonique)
L’IRS a clairement indiqué que le prix de vente doit inclure tous les coûts et frais imposés par le concessionnaire, y compris les accessoires obligatoires. Les frais de documentation, par exemple, sont également considérés comme faisant partie du prix d’achat. Consultez la documentation de l’IRS pour plus d’informations.
L’acheteur, informé par les vidéos d’Alex Lawrence, a confronté le vendeur en lui rappelant les règles du crédit d’impôt. Le directeur financier du concessionnaire a tenté de minimiser la situation, affirmant que cette pratique était courante. Lorsque l’acheteur a montré la vidéo de Lawrence, le directeur financier aurait tenté de l’ignorer, assurant que tout était en règle.
« Je viens de voir une vidéo faisant référence à votre vidéo disant qu’il s’agissait d’une zone grise, mais que le prix d’achat total, excluant les taxes et l’immatriculation, doit être inférieur à 25 000 $. »
Acheteur (retranscription de la conversation téléphonique)
La situation a dégénéré lorsque le concessionnaire a refusé de garantir par écrit qu’il prendrait en charge les 4 000 $ du crédit d’impôt en cas de refus par l’IRS. L’acheteur a alors rapporté que le vendeur lui a proposé de payer 24 500 $ immédiatement, puis de régler les 2 000 $ restants en espèces le lendemain, une pratique que Lawrence a qualifiée d’illégale et assimilable à une fraude fiscale.
L’incident a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, avec des témoignages d’autres acheteurs ayant rencontré des pratiques similaires. Certains commentateurs ont même mentionné des groupes de concessionnaires spécifiques. Alex Lawrence a indiqué qu’il était au courant de “trois” concessionnaires se livrant à des pratiques similaires et qu’il préférait d’abord les contacter directement.
Finalement, l’acheteur a pu acquérir un véhicule électrique chez EV Auto Alex, où Alex Lawrence lui a accordé une remise de 1 000 $ (environ 930 €). L’histoire souligne l’importance de l’éducation des consommateurs et de la vigilance face aux pratiques commerciales douteuses.
Motor1 a contacté le concessionnaire concerné par e-mail pour obtenir des commentaires, mais n’a pas reçu de réponse à ce jour.
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