La politique commerciale de l’ancien président Donald Trump est au cœur d’une bataille juridique devant la Cour suprême des États-Unis, tandis que l’administration actuelle défend les droits de douane comme un outil essentiel à la protection de l’économie américaine. L’enjeu est de taille : plus de 215 milliards de dollars de recettes douanières sont en jeu, et l’issue pourrait redéfinir les pouvoirs du président en matière de commerce international.
Les arguments ont débuté le 5 novembre 2025, et la Cour suprême doit déterminer si Trump avait le pouvoir, en vertu de la Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA), d’imposer ces droits de douane, et si ces actions ont empiété sur les prérogatives du Congrès. Une cour d’appel fédérale avait précédemment jugé que Trump avait outrepassé ses pouvoirs en utilisant l’IEEPA pour justifier de nouveaux tarifs sur les marchandises importées, estimant que cette compétence revenait au Congrès ou aux mécanismes de politique commerciale existants.
L’administration américaine, par la voix de son porte-parole Kush Desai, a affirmé que les droits de douane étaient une utilisation légitime des pouvoirs présidentiels. « Nous attendons avec impatience une victoire finale sur cette affaire devant la Cour suprême », a-t-il déclaré.
Parallèlement à cette bataille juridique, Donald Trump a défendu avec véhémence sa politique tarifaire, affirmant qu’elle avait contribué à la prospérité économique des États-Unis. Il a même qualifié ceux qui s’opposent aux droits de douane de « fous » sur son réseau social Truth Social : « Les gens qui s’opposent aux droits de douane sont des FOOLS ! Nous sommes désormais le pays le plus riche et le plus respecté au monde, avec une inflation quasiment nulle et un cours boursier record. »
Trump a également promis de redistribuer les revenus générés par ces droits de douane aux Américains, sous la forme d’un dividende d’au moins 2 000 dollars par personne (à l’exclusion des hauts revenus). Il a également affirmé que les États-Unis étaient sur le point de commencer à « rembourser notre ÉNORME DETTE », qui s’élève actuellement à plus de 38 000 milliards de dollars (environ 38 000 milliards d’euros), selon les derniers chiffres du département du Trésor.
Les recettes douanières ont connu une forte augmentation depuis l’annonce du « Jour de la Libération » tarifaire par Trump en avril. Elles sont passées de 23,9 milliards de dollars en mai à 28 milliards de dollars en juin et 29 milliards de dollars en juillet. Au total, pour l’exercice 2025, qui s’est achevé le 30 septembre, les recettes douanières ont atteint 215,2 milliards de dollars. Depuis le 1er octobre, début de l’exercice 2026, les États-Unis ont déjà collecté 35,9 milliards de dollars grâce aux droits de douane.
Trump a également souligné que son programme économique avait conduit à des « investissements records » dans les usines et les installations de fabrication américaines, affirmant que les États-Unis étaient devenus « le roi des visites » grâce à l’amélioration de la balance commerciale.