Publié le 2025-11-10 03:04:00. Diffusé ce dimanche soir sur France 2, Mon crime, réalisé par François Ozon, revisite une pièce de théâtre des années 1930 en y injectant une dimension féministe surprenante, portée par un casting prestigieux.
- Le film, sorti en salles le 8 mars 2023, offre une nouvelle lecture d’une œuvre initialement empreinte de machisme.
- Nadia Tereszkiewicz et Rebecca Marder incarnent les deux héroïnes au cœur de cette histoire de mensonge et de complicité.
- L’adaptation de François Ozon explore les thèmes de la sororité et de la condition féminine dans l’entre-deux-guerres.
François Ozon signe avec Mon crime un long-métrage plus léger, mais non dénué de profondeur, porté par une distribution impressionnante : Nadia Tereszkiewicz, Rebecca Marder, Isabelle Huppert, Dany Boon, Fabrice Luchini et André Dussollier. Le film, sorti le 8 mars 2023, s’inspire d’une pièce de théâtre écrite en 1934 par Georges Berr et Louis Verneuil, dont il revisite les codes et les préjugés.
L’intrigue suit Madeleine Verdier, une jeune actrice en difficulté, accusée du meurtre d’un producteur influent dans le Paris des années 1930. Aidée par Pauline, une avocate au chômage et amie fidèle, elle parvient à obtenir son acquittement en plaidant la légitime défense. Mais le succès et la gloire naissante de Madeleine seront menacés par la vérité qui finira par éclater.
L’adaptation de François Ozon a particulièrement séduit les actrices principales. Nadia Tereszkiewicz a souligné dans le dossier de presse du film :
« Il a conservé de la pièce originale ces résonances étonnantes avec notre époque en les adaptant. Il en a fait un film profondément féministe. À la lecture du scénario, j’étais touchée par le lien de sororité entre Madeleine et Pauline. Fort, indestructible. Elles veulent s’en sortir… ensemble ! »
Rebecca Marder a également insisté sur la transformation opérée par le réalisateur :
« La pièce dont est tiré le film était assez misogyne en fait. François l’a remaniée en y injectant un peu de #metoo et de révolte. Je pense que le contexte des années 30 rend ces deux personnages, le mien et celui de Nadia Tereszkiewicz, plus visionnaires qu’immoraux. C’est d’autant plus explosif qu’on voit le film dans notre ère, celle du ‘Je te crois’, et que ces deux héroïnes viennent quand même mentir au tribunal ! (…) Elles prennent la parole à une époque où on la donnait rarement aux femmes. Au bout du compte, c’est une histoire d’amitié, de malice et de sororité. »
Mon crime sera diffusé ce dimanche 10 novembre à 21h10 sur France 2.
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