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L’Ukraine prévoit de commander 27 systèmes de défense aérienne Patriot aux États-Unis pour renforcer sa défense contre les attaques russes, dit Zelensky

Face à l'intensification des frappes russes sur son réseau énergétique, l'Ukraine envisage de renforcer considérablement sa défense aérienne, notamment en acquérant de nouveaux systèmes Patriot et en sollicitant le transfert de ceux déjà déployés par certains pays européens.…

L’Ukraine prévoit de commander 27 systèmes de défense aérienne Patriot aux États-Unis pour renforcer sa défense contre les attaques russes, dit Zelensky

Face à l’intensification des frappes russes sur son réseau énergétique, l’Ukraine envisage de renforcer considérablement sa défense aérienne, notamment en acquérant de nouveaux systèmes Patriot et en sollicitant le transfert de ceux déjà déployés par certains pays européens. Le président Volodymyr Zelensky a souligné la nécessité d’une aide accrue, tout en reconnaissant les réticences de certains partenaires à s’impliquer davantage.

Dans un entretien accordé au Guardian, M. Zelensky a révélé que Kiev étudie la possibilité d’acquérir 27 systèmes de défense aérienne Patriot auprès des États-Unis. Il a également suggéré que les nations européennes pourraient transférer une partie de leurs propres systèmes Patriot à l’Ukraine. Cette demande intervient après une série d’attaques massives russes qui ont plongé la plupart des régions ukrainiennes dans l’obscurité, illustrant la vulnérabilité des infrastructures critiques du pays.

L’entretien s’est déroulé au palais Mariinsky, où l’électricité s’est coupée à deux reprises pendant la conversation. « Ce sont nos conditions de vie, » a commenté M. Zelensky avec un sourire amer, après avoir remis en marche le générateur de secours. « Il y a des pannes de courant à Kiev, comme partout ailleurs. »

Le président ukrainien a dénoncé les attaques russes contre les infrastructures énergétiques comme des « attaques terroristes » visant à semer le chaos et à démoraliser la population. « Poutine ne peut pas créer de tensions dans notre société d’une autre manière, » a-t-il affirmé, soulignant que ces actions visent à priver les civils de services essentiels tels que l’électricité et l’eau.

Par ailleurs, M. Zelensky a annoncé de nouvelles sanctions contre des responsables, propagandistes et collaborateurs russes, dans le cadre d’une stratégie visant à exercer une pression internationale accrue sur la Russie. Ces sanctions ciblent des personnalités politiques et des fonctionnaires impliqués dans l’occupation des territoires ukrainiens, ainsi que les médias pro-Kremlin qui justifient les actions de Poutine.

Le président a également indiqué que Kiev travaille avec ses partenaires à renforcer les défenses contre les drones, mais a regretté que certains alliés, dont le Royaume-Uni, n’aient pas encore accepté d’envoyer des chasseurs pour patrouiller l’espace aérien au-dessus des régions centrales et occidentales de l’Ukraine. Interrogé sur le niveau d’aide fourni par l’Union européenne et le Royaume-Uni, M. Zelensky a répondu sans hésitation : « Jamais assez. Il y en aura assez quand la guerre se terminera. Et assez quand Poutine réalisera qu’il doit arrêter. »

Il a précisé entretenir d’excellentes relations avec le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et maintenir un « contact permanent » avec Londres. Suite à la récente exclusion par l’ancien président américain Donald Trump d’une intervention militaire de Washington, les gouvernements français et britannique ont promis d’envoyer des troupes dans le cadre d’un éventuel accord de paix.

M. Zelensky a reconnu qu’il aurait souhaité un déploiement plus rapide des forces britanniques, notamment pour renforcer les défenses à la frontière avec la Biélorussie. « Bien sûr, » a-t-il déclaré. « Nous avons demandé beaucoup de choses, y compris des armes, l’adhésion à l’UE et à l’OTAN. » Il a toutefois souligné que le déploiement de troupes européennes en Ukraine nécessitait une approche équilibrée, reconnaissant que les dirigeants européens craignent les réactions de leur opinion publique et hésitent à s’engager davantage dans le conflit.

« Les dirigeants ont peur de leur société. Ils ne veulent pas s’impliquer dans la guerre, » a-t-il admis, tout en avertissant qu’une pression excessive de Kiev pourrait compromettre le soutien financier et militaire de ses partenaires.

Enfin, M. Zelensky a souligné que l’Ukraine s’attend à l’adoption prochaine d’un 20e paquet de sanctions de l’UE, qui devrait accroître la pression sur l’économie et l’industrie militaire russes.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.