Les Seychelles et le Venezuela ont annoncé mercredi une coopération renforcée dans des domaines économiques et diplomatiques, selon une déclaration de l’agence APAnews. Les deux pays soulignent leur engagement à mutualiser les ressources pour des projets d’infrastructure et de développement régional.
La déclaration, publiée mercredi 4 août, intervient après des discussions entre les représentants des deux nations lors d’un sommet régional à Port Louis. Selon APAnews, les deux parties ont signé un mémorandum d’intention visant à créer une plateforme de partenariat public-privé pour des investissements dans les énergies renouvelables et l’agriculture durable.
Détails de l’accord et acteurs impliqués
Le mémorandum, signé par le ministre des Affaires étrangères des Seychelles, James Michel, et le représentant du Venezuela, Carlos Ortega, prévoit des échanges techniques entre les deux pays. Les Seychelles, membre de l’Union africaine, et le Venezuela, pays latino-américain, s’engagent à partager des savoir-faire dans la gestion des ressources maritimes et la lutte contre le changement climatique.
Un communiqué de l’ambassade des Seychelles à Caracas précise que l’accord inclut des formations pour des entrepreneurs locaux, ainsi qu’un programme de bourses d’études pour des étudiants vénézuéliens en sciences de l’environnement. Les détails financiers restent cependant non divulgués, selon le texte.
Contexte géopolitique et attentes régionales
Cette alliance s’inscrit dans un contexte de rééquilibrage des relations internationales. Les Seychelles, pays insulaire de l’océan Indien, cherchent à diversifier ses partenaires après des tensions avec certains pays occidentaux. Le Venezuela, quant à lui, cherche à renforcer son influence dans les Caraïbes et l’Afrique via des collaborations bilatérales.
Des analystes locaux soulignent que cet accord pourrait avoir un impact sur les relations entre l’Union européenne et les deux pays. « Ce type de partenariat vise à contourner les sanctions économiques subies par le Venezuela », explique un expert en relations internationales à l’université de Seychelles, cité par APAnews.
Prochaines étapes et incertitudes
Les deux États devront désormais définir les mécanismes de mise en œuvre de l’accord. Un comité technique sera créé d’ici fin 2026 pour superviser les projets. Cependant, des défis restent, notamment la stabilité politique du Venezuela et les contraintes budgétaires des Seychelles.
« L’efficacité de cette coopération dépendra de la volonté des deux parties à respecter leurs engagements », a déclaré un représentant de l’Organisation des États américains (OEA), selon une source non identifiée. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la portée réelle de l’accord.