Publié le 16 mai 2024. Une étude récente révèle que les relations professionnelles à distance entre managers et employés présentent un risque accru de départs, comparées aux interactions en présentiel. L’analyse, menée par Pave, met en évidence une « taxe relationnelle » liée au travail virtuel.
- Les taux de démission sont systématiquement plus élevés dans les équipes où le manager et son subordonné direct ne partagent pas la même ville.
- Cette différence d’attrition varie de 0,6 à 2,6 points de pourcentage selon la taille de l’entreprise.
- L’étude souligne la nécessité d’un effort intentionnel pour maintenir des relations solides en gestion à distance.
À l’heure où le travail hybride et à distance se généralisent, la question de l’efficacité des relations managériales virtuelles est cruciale. Les échanges informels, autrefois courants dans les bureaux, ont souvent été remplacés par des entretiens individuels structurés en visioconférence. Pave, une entreprise spécialisée dans l’analyse de données RH, s’est penchée sur cette problématique en analysant plus de 225 000 relations hiérarchiques.
Les résultats de cette analyse sont sans appel : dans 6 des 7 catégories de taille d’entreprise étudiées, les équipes dont le manager et le collaborateur travaillent à distance présentent un taux de démission plus élevé. Ce taux supplémentaire varie de 0,6 % à 2,6 %. Bien que l’étude ne prétende pas que la gestion à distance soit vouée à l’échec, elle suggère qu’elle exige une attention particulière et des efforts supplémentaires pour compenser l’absence de proximité physique.
L’équipe de science des données de Pave a calculé le taux d’attrition comme le pourcentage d’employés présents il y a 12 mois qui ne sont plus dans l’entreprise. L’analyse prend en compte tous les types de départs, y compris les démissions volontaires et involontaires, ainsi que les réductions d’effectifs (RIF). Il est important de noter que cette approche globale peut conduire à des chiffres d’attrition plus élevés que ceux habituellement rapportés.
La méthodologie de l’étude repose sur l’analyse de plus de 225 000 points de données en temps réel, provenant des employés de l’ensemble de données de Pave, pour lesquels des informations géographiques fiables étaient disponibles. Ces données permettent de distinguer clairement les relations de gestion en présentiel de celles qui se déroulent entièrement à distance.