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Lula appelle à la « défaite » des négationnistes du climat à l’ouverture de la COP30

Publié le 10 novembre 2025 à 23h15. La conférence climatique de l'ONU, COP30, a ouvert ses portes à Belém, au cœur de l'Amazonie brésilienne, dans un contexte de tensions exacerbées par l'absence des États-Unis et l'urgence climatique grandissante.…

Lula appelle à la « défaite » des négationnistes du climat à l’ouverture de la COP30

Publié le 10 novembre 2025 à 23h15. La conférence climatique de l’ONU, COP30, a ouvert ses portes à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, dans un contexte de tensions exacerbées par l’absence des États-Unis et l’urgence climatique grandissante. Les négociations s’annoncent ardues, alors que les objectifs de l’Accord de Paris semblent de plus en plus difficiles à atteindre.

  • L’absence des États-Unis, premier producteur mondial de pétrole et deuxième pollueur, constitue un défi majeur pour les négociations.
  • Le chef du climat de l’ONU, Simon Stiell, a souligné que malgré les obstacles, l’humanité reste mobilisée dans la lutte contre le réchauffement climatique.
  • Les nations les plus vulnérables, notamment les petits États insulaires, exigent une réponse plus forte face au dépassement imminent du seuil de réchauffement de 1,5°C.

La COP30 se déroule dans un contexte mondial marqué par des événements climatiques extrêmes, des tempêtes dévastatrices dans les Caraïbes et en Asie, et une inquiétude croissante quant à la capacité de la communauté internationale à maintenir le cap face aux tensions géopolitiques. Le choix de Belém, ville située à la lisière de la forêt amazonienne, vise à mettre en lumière le rôle crucial de ce biome dans la régulation du climat mondial.

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a lancé un appel vibrant à l’action dès l’ouverture de la conférence. Il a dénoncé avec force ceux qui « sèment la peur, attaquent les institutions, la science et les universités ».

« Il est temps d’infliger une nouvelle défaite aux négationnistes. »

Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien

Malgré l’absence des États-Unis, des représentants de plusieurs États américains, dont le gouverneur de Californie Gavin Newsom, devraient prendre la parole pour affirmer l’engagement de leur territoire dans la lutte contre le changement climatique. Simon Stiell, le chef du climat de l’ONU, a insisté sur la nécessité de persévérer :

« Ne vous y trompez pas, l’humanité est toujours dans ce combat. Nous avons sans aucun doute des adversaires coriaces, mais nous avons aussi des poids lourds à nos côtés. »

Simon Stiell, chef du climat de l’ONU

Il a également noté que les énergies renouvelables ont dépassé le charbon comme principale source d’énergie mondiale, un « progrès extraordinaire » qui était impensable il y a dix ans.

Les négociations s’annoncent difficiles, notamment sur la question du financement de l’adaptation au changement climatique pour les pays les plus pauvres. Evans Njewa, diplomate malawien qui préside le bloc des pays les moins avancés (PMA), représentant plus d’un milliard de personnes, a déclaré :

« Nos 44 pays n’ont pas allumé ce feu, mais nous en supportons la chaleur. »

Evans Njewa, diplomate malawien

Les principaux producteurs de pétrole, comme l’Arabie saoudite, sont traditionnellement réticents à l’idée de se concentrer sur les combustibles fossiles.

La COP28, qui s’est tenue en 2023, avait marqué une étape historique en convenant pour la première fois de s’éloigner des combustibles fossiles. Lula a proposé une « feuille de route » sur les combustibles fossiles pour la COP30, mais les détails de cette proposition restent encore flous. Jim Skea, chef de l’organisme d’experts en climatologie de l’ONU, a averti que le dépassement temporaire du seuil de réchauffement de 1,5°C est désormais « presque inévitable ».

Les petits États insulaires, particulièrement menacés par la montée du niveau de la mer, exercent une pression forte pour que cette question soit inscrite à l’ordre du jour officiel. Un diplomate occidental a confié que ces nations sont « prêtes à renverser la COP » si elles ne voient pas de réponse plus forte. Le ministre tuvaluen du climat et de l’environnement, Maina Vakafua Talia, a souligné l’enjeu vital :

« S’ils ne parviennent pas à atteindre 1,5°C, cela signifie notre disparition. »

Maina Vakafua Talia, ministre tuvaluen du climat et de l’environnement

La conférence se déroule également dans un contexte de difficultés logistiques à Belém, notamment une pénurie aiguë de chambres d’hôtel, qui a limité le nombre de participants à un peu plus de 42 000 délégués.

Simon Stiell prononce un discours lors de la COP30
Le chef du climat de l’ONU, Simon Stiell, a déclaré que « l’humanité est toujours dans ce combat »
Signalisation lors du sommet climatique COP30 à Belem
La COP30 se tient à Belém, dans le nord du Brésil

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.