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Des militants des droits des animaux poursuivent Gansabhauet : la tradition est condamnée comme violence

Publié le 11 novembre 2025 07:31:00. Une tradition controversée de la ville de Sursee, dans le canton de Lucerne, est au cœur d'une polémique après le dépôt d'une plainte pour violence envers les animaux. Le "Gansabhauet", qui consiste…

Des militants des droits des animaux poursuivent Gansabhauet : la tradition est condamnée comme violence

Publié le 11 novembre 2025 07:31:00. Une tradition controversée de la ville de Sursee, dans le canton de Lucerne, est au cœur d’une polémique après le dépôt d’une plainte pour violence envers les animaux. Le « Gansabhauet », qui consiste à trancher la tête d’une oie morte avec un sabre, est visé par cette action.

  • Le Gansabhauet de Sursee est une tradition locale qui consiste à couper la tête d’une oie morte avec un sabre.
  • Olivier Bieli, militant des droits des animaux, a déposé une plainte contre la présidente de la commission organisatrice, Sara Steiner.
  • La plainte dénonce une banalisation de la violence envers les animaux et une atteinte à la dignité animale.

La tradition du Gansabhauet, pratiquée chaque année à Sursee, suscite l’indignation d’associations de défense des animaux. L’événement consiste à tenter de trancher la tête d’une oie morte, suspendue par la tête, à l’aide d’un sabre émoussé. Des spectateurs ont témoigné de leur choc face à cette coutume, qu’ils jugent barbare et cruelle.

Olivier Bieli, représentant de l’association Papillon Sanctuary, a officiellement déposé une plainte auprès du ministère public du canton de Lucerne contre Sara Steiner, la présidente de la Commission Gansabhauet. « Cela banalise la violence envers les animaux et dégrade la dignité de ces êtres vivants », a déclaré M. Bieli, estimant que cette pratique est une offense à la législation protégeant la dignité animale et la valeur intrinsèque des animaux.

M. Bieli demande l’interdiction immédiate du Gansabhauet et propose de remplacer l’oie par un mannequin. Il souligne que, tant que l’enquête juridique est en cours, il incombe aux autorités de retirer l’autorisation de l’événement. Il qualifie la tradition de barbare, cruelle et irrespectueuse de la vie.

Voici la réaction de la responsable mise en cause

Simon Kopp, porte-parole du ministère public du canton de Lucerne, a confirmé avoir reçu la plainte et annoncé qu’elle était en cours d’examen. Sara Steiner, la présidente de la Commission Gansabhauet, a déclaré ne pas avoir encore été informée de la plainte. Elle a toutefois reconnu que la tradition pouvait susciter des critiques.

« Nous veillons à ce que les coutumes répondent aux exigences éthiques et sociales d’aujourd’hui. Nous célébrons cette oie, elle a une grande valeur. »

Sara Steiner, chef de la Commission Gansabhauet

Sara Steiner a expliqué qu’il peut être difficile de comprendre le sens de cette coutume sans en connaître le contexte historique, mais qu’elle est profondément ancrée dans la culture locale. « La coutume remonte au Moyen Âge et de nombreuses personnes à Sursee s’identifient au Gansabhauet. L’oie est appréciée », a-t-elle ajouté.

Aucune mesure n’est prévue pour l’instant et l’événement se déroulera comme prévu. Sara Steiner a précisé que la commission procédera à un bilan après l’événement et qu’elle est ouverte à des ajustements, réévaluant chaque année ses valeurs.

Que pensez-vous des anciennes traditions qui sont aujourd’hui controversées ?

Anika Yago (ayo) travaille chez 20 Minuten depuis 2023. Elle a commencé comme stagiaire au département Suisse centrale et écrit comme rédactrice pour ce même département depuis 2024.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.