Publié le 12 novembre 2025 à 02:52:00. Le secteur des transporteurs péruviens se prépare à rejoindre un mouvement de protestation nationale le 14 novembre, initié par la Génération Z, pour dénoncer l’impunité entourant le meurtre d’un activiste et exiger une réponse du gouvernement face à l’insécurité croissante.
- Les transporteurs nationaux et internationaux (Asotrani) se joindront à la marche du 14 novembre pour dénoncer les meurtres et les extorsions dont ils sont victimes.
- Une division émerge au sein du secteur des transports, avec la Confédération internationale des transports (CIT) qui refuse de participer, qualifiant la mobilisation de « politique ».
- Les transporteurs exigent des mesures efficaces contre la criminalité et dénoncent l’inaction du gouvernement face à la vague d’insécurité.
Les transporteurs péruviens, confrontés à une escalade de la violence et de l’insécurité, se préparent à manifester leur mécontentement le 14 novembre aux côtés de la Génération Z. Cette mobilisation nationale vise à obtenir justice pour Eduardo Ruiz Sanz, assassiné lors des manifestations du 15 octobre, et à dénoncer la répression policière jugée excessive par les manifestants.
Walter Carrera, porte-parole de l’Association des Transporteurs Nationaux et Internationaux (Asotrani), a expliqué que cette décision de rejoindre le mouvement de protestation est une réponse à la persistance des menaces qui pèsent sur les transporteurs et leurs familles.
« Rien n’est résolu, l’insécurité reste forte et instable pour nous et nos familles. »
Walter Carrera, porte-parole d’Asotrani
Les transporteurs dénoncent une vague de meurtres et d’extorsions qui se poursuit sans que le gouvernement ne parvienne à enrayer le phénomène.
Asotrani a précisé qu’elle participera à la marche sans pour autant paralyser complètement son activité. Selon Walter Carrera, la mobilisation est organisée par les jeunes eux-mêmes, une stratégie délibérée pour minimiser les risques de représailles policières.
« La concentration et la mobilisation sont gérées par les garçons. C’est une stratégie pour éviter les représailles policières. Nous y reviendrons plus en détail lors d’une prochaine conférence. »
Walter Carrera, porte-parole d’Asotrani
L’objectif principal de cette marche est de défendre le droit à la vie et d’exiger l’abrogation des lois perçues comme favorables à la criminalité.
Cependant, tous les syndicats de transporteurs ne soutiennent pas cette initiative. Martín Ojeda, président de la Confédération internationale des transports (CIT), a annoncé que son organisation ne participera pas à la marche du 14 novembre, la qualifiant de « marche politique ». La CIT avait déjà organisé un arrêt de travail des transporteurs en novembre pour protester contre les récents meurtres de chauffeurs.
« Nous n’allons pas participer à des grèves politiques. Elles sont illégales. »
Martín Ojeda, président de la CIT
Malgré son désaccord avec la forme de protestation choisie, Martín Ojeda a exprimé sa compassion pour les familles des conducteurs assassinés et victimes d’extorsion, réaffirmant la position de son organisation : « un mort, un arrêt de travail », signifiant que chaque nouveau meurtre entraînera une suspension des activités.
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