Publié le 2025-11-11 20:40:00. Le cancer de la prostate, un des cancers les plus fréquents chez l’homme, est désormais guérissable dans 80 % des cas grâce aux progrès de la détection précoce et aux nouvelles thérapies, selon un spécialiste espagnol.
- Environ 80 % des patients diagnostiqués avec un cancer de la prostate peuvent être guéris.
- Les méthodes de détection précoce, notamment l’utilisation du PSA, ont considérablement amélioré les chances de guérison.
- La chirurgie robotique offre une récupération plus rapide et moins invasive.
Le docteur Camilo García Freire, chef du service d’urologie du complexe hospitalier universitaire de Santiago (Espagne), souligne l’évolution spectaculaire dans la prise en charge du cancer de la prostate. Il explique que les avancées récentes permettent de transformer cette maladie en une affection chronique gérable pour de nombreux patients.
Il y a encore 25 ou 30 ans, le diagnostic se faisait principalement par examen clinique, et dans 80 % des cas, les tumeurs étaient déjà à un stade avancé. Aujourd’hui, l’introduction de l’antigène prostatique spécifique (PSA) et d’autres examens complémentaires a radicalement changé la donne.
« Il y a 25 ou 30 ans, les tumeurs étaient diagnostiquées par l’examen physique et rien d’autre. A cette époque, 80 % étaient déjà localement avancées. »
Camilo García Freire, chef du service d’urologie du CHUS
Le docteur García Freire précise que la prostatectomie radicale reste le traitement le plus efficace, mais que la radiothérapie et les nouveaux médicaments bloquant les hormones offrent également des options thérapeutiques intéressantes.
Grâce à ces progrès, le cancer de la prostate tend à devenir une maladie chronique pour de nombreux patients. Le docteur García Freire explique :
« Nous sommes presque en mesure de dire que de nombreux cancers de la prostate devenir une maladie chronique, puisque nous avons des options échelonnées que nous pouvons appliquer au fil du temps. »
Camilo García Freire, chef du service d’urologie du CHUS
L’urologue rappelle que le cancer de la prostate est une maladie sensible aux hormones, et que les traitements de blocage androgénique ont permis d’améliorer significativement la qualité de vie et la survie des patients. Il réaffirme que près de 80 % des hommes atteints de ce cancer peuvent être guéris.
En matière de dépistage, le docteur García Freire recommande aux hommes ayant des antécédents familiaux de commencer les contrôles à partir de 45 ans, et aux autres à partir de 60 ans. Il souligne toutefois que les symptômes ne sont pas spécifiques, car ils peuvent également être liés à une hypertrophie bénigne de la prostate. Des difficultés à uriner, un jet urinaire faible ou des mictions nocturnes ne sont pas forcément le signe d’un cancer.
Le service d’urologie du CHUS a adopté la chirurgie robotique pour toutes les prostatectomies radicales. Le docteur García Freire se félicite des résultats obtenus :
« En ce moment, nous les faisons tous avec des robots. Les résultats sont très bons. »
Camilo García Freire, chef du service d’urologie du CHUS
L’utilisation du robot Da Vinci permet une période postopératoire plus confortable, une perte de sang réduite, une meilleure récupération de la continence et une préservation des érections.
Le service de santé galicien s’engage à respecter un délai maximal de 60 jours entre la demande d’intervention et la réalisation de l’opération, un objectif généralement atteint.
L’équipe du docteur García Freire réalise entre 200 et 250 prostatectomies radicales par an, ainsi que 680 biopsies transrectales et 340 biopsies de fusion guidées par IRM, qui permettent de détecter le cancer dans 60 à 65 % des cas.
Le service assure également le suivi d’environ 80 à 100 patients par semaine et traite d’autres types de tumeurs urologiques, comme celles de la vessie ou du rein.
Le docteur García Freire exprime son souhait de disposer d’un nouveau robot chirurgical dans un avenir proche, afin d’améliorer encore les résultats et de réduire les temps d’attente.
*Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, sur la base d’informations publiquement divulguées aux médias. De plus, il a été relu par le journaliste et un éditeur.
Sur le même sujet
