Home AffairesLe vrai loup de Wall Street dit à la foule de Dubaï : « Être pauvre, c’est nul »

Le vrai loup de Wall Street dit à la foule de Dubaï : « Être pauvre, c’est nul »

by Amélie Bernard

Dubaï – Jordan Belfort, l’homme dont les frasques à Wall Street ont inspiré le film Le Loup de Wall Street, a affirmé que la richesse, bien que désirable, ne garantit pas le bonheur. Il insiste cependant sur le fait que la pauvreté est une situation particulièrement difficile à vivre.

Lors d’une intervention à Dubaï, Belfort a expliqué avoir connu les deux extrêmes, la richesse et la pauvreté, et avoir été malheureux dans les deux cas. Il a souligné que l’argent est avant tout un « problème fondamental à résoudre » pour construire une vie épanouissante. « J’ai été riche et misérable, pauvre et misérable, mais jamais pauvre et heureux », a-t-il déclaré.

Belfort a bâti sa fortune dans les années 1980 et 1990 en vendant des actions à bas prix à des investisseurs peu avertis. Ses méthodes frauduleuses, qui ont consisté à manipuler les marchés et à escroquer ses clients à hauteur de plus de 200 millions de dollars (environ 185 millions d’euros), l’ont conduit à être condamné en 1999 pour fraude sur valeurs mobilières et blanchiment d’argent.

Son histoire, marquée par un style de vie extravagant, a été portée au grand écran par Martin Scorsese en 2013, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal. Belfort était connu pour ses fêtes somptueuses sur des yachts, ses déplacements en hélicoptère et même le naufrage de son propre yacht de luxe.

Aujourd’hui, Belfort exerce les fonctions de conférencier et de consultant. Il se concentre désormais davantage sur les leçons tirées de son passé et sur l’état d’esprit nécessaire pour se reconstruire après un échec. Il a évoqué sans détour son séjour en prison fédérale américaine, qu’il considère comme le moment le plus sombre de sa vie. « On est un perdant quand on est en prison. On a perdu la partie », a-t-il affirmé.

Ce qui lui a permis de surmonter cette épreuve, a-t-il expliqué, c’était la pensée de ses deux jeunes enfants. « Ils étaient ma motivation. Je voulais leur prouver que leur père pouvait se relever et devenir plus fort », a-t-il témoigné.

Belfort a également partagé des souvenirs de son enfance à New York, révélant qu’il avait déjà l’esprit d’entrepreneur à l’âge de 10 ans. Il distribuait des journaux, organisait des spectacles de magie pour enfants et vendait des glaces sur Jones Beach, où il gagnait plusieurs milliers de dollars chaque été. Ces expériences, a-t-il précisé, ont renforcé sa conviction que « plus on travaille dur, plus on peut accomplir ».

En conclusion, Belfort a lancé un message d’espoir à son public : « La réinvention est possible. On peut tout perdre et reconstruire sa vie – à condition d’avoir une vision claire et une motivation forte. »

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