Des signaux bioélectriques émis par des plantes d’un parc près des chutes du Niagara ont été transformés en musique par un groupe de compositeurs, donnant naissance à un album singulier qui explore une nouvelle forme d’expression végétale. L’album, intitulé « The Secret Symphony Of Plants » (La Symphonie Secrète des Plantes), propose une écoute inédite du monde végétal.
À retenir
- Des musiciens ont capté les signaux électriques de plantes pour créer des compositions instrumentales et électroniques.
- L’activité électrique des plantes, convertie en données MIDI, a servi de base à la création musicale.
- Une partie des revenus de l’album sera reversée à une association de préservation du parc où les plantes ont été étudiées.
Contexte
L’idée originale est née de la volonté d’explorer une autre dimension de la communication végétale. Brent Chancellor, l’un des compositeurs, explique que des électrodes ont été connectées aux plantes du parc de Lewiston, dans l’État de New York, afin d’enregistrer leurs informations bioélectriques. Ces données ont ensuite été transmises à différents compositeurs qui les ont interprétées musicalement.
« Nous avons connecté des électrodes aux plantes, enregistrant leurs informations bioélectriques, puis les envoyant à une série de compositeurs qui ont créé de nouvelles œuvres », précise Brent Chancellor.
Le processus de transformation des signaux électriques en musique repose sur la conversion de ces signaux en données MIDI, qui peuvent ensuite être associées à des sons et des notes. « C’est un signal électrique qui est ensuite converti en données MIDI, et ces données MIDI peuvent être affectées à des sons, des notes ou des hauteurs », détaille Chancellor. « Donc, si vous pensez à un clavier, vous avez les notes blanches et les notes noires. Chaque note est un demi-ton. Chaque point de données MIDI est essentiellement associé à ce demi-pas, et vous pouvez ensuite attribuer un son à chacun de ces points. »
Ce qui change
Les compositeurs ont observé que les plantes de petite taille, comme la mousse, présentaient une activité électrique plus importante que les plantes plus grandes. « Chaque compositeur s’est vu attribuer une plante. Ce que nous avons remarqué, c’est que les usines plus petites ont tendance à avoir plus d’activité. La mousse est vraiment active », explique Brent Chancellor. Les plantes à larges feuilles, en revanche, affichaient une activité plus lente et moins marquée.
L’album « The Secret Symphony Of Plants » vise à sensibiliser le public à l’écologie et au monde naturel. Une partie des revenus générés par l’album sera reversée à l’association Artpark, qui œuvre pour la préservation du parc où les données ont été collectées. « J’espère que les gens prendront conscience de l’écologie et du monde naturel. Ainsi, à chaque fois que vous écoutez, une partie de ces redevances sera reversée pour soutenir la préservation d’Artpark, ce que je trouve vraiment incroyable », conclut Chancellor.