Publié le 13 novembre 2024 10:59:00. Les femmes de 50 à 75 ans ayant un tissu mammaire dense bénéficieront, à terme, d’un dépistage complémentaire par IRM, mais le déploiement complet de cette mesure ne sera effectif qu’à partir de 2030. Cette décision, annoncée par la secrétaire d’État à la Santé publique, Judith Tielen, vise à améliorer la détection du cancer du sein.
- À partir de 2030, les femmes de 50 à 75 ans présentant un tissu mammaire très dense seront invitées à passer une IRM après leur mammographie.
- Entre 5 et 8 % des femmes participant au programme de dépistage du cancer du sein présentent un tissu mammaire dense, rendant la détection du cancer plus difficile par mammographie seule.
- Le déploiement de l’IRM sera progressif, en raison des capacités limitées des infrastructures actuelles.
Le gouvernement néerlandais va étendre le programme de dépistage du cancer du sein pour inclure une imagerie par résonance magnétique (IRM) pour les femmes présentant un tissu mammaire particulièrement dense. Cette annonce fait suite à une évaluation approfondie et à des consultations avec les parties prenantes, a indiqué la secrétaire d’État à la Santé publique, Judith Tielen, dans une lettre adressée à la Chambre des représentants.
Actuellement, toutes les femmes âgées de 50 à 75 ans sont invitées à passer une mammographie dans le cadre du programme national de dépistage. L’ajout de l’IRM permettra d’améliorer la détection du cancer du sein chez les femmes dont la densité du tissu mammaire rend l’interprétation des mammographies plus complexe. Selon les estimations, entre 5 et 8 % des femmes concernées par le dépistage présentent cette particularité.
Cependant, la mise en œuvre de cette nouvelle mesure ne se fera pas du jour au lendemain. Judith Tielen a reconnu les défis logistiques et la nécessité d’une approche progressive :
« Avec mon cœur, j’aurais voulu que cela soit introduit hier, mais avec ma tête, j’ai dû peser des choix difficiles, il faudra donc quelques années avant de pouvoir commencer. »
Judith Tielen, secrétaire d’État à la Santé publique
Le principal obstacle réside dans les capacités actuelles en matière d’IRM. Il n’est pas possible, dans l’immédiat, d’inviter toutes les femmes éligibles à passer un examen. Le ministère de la Santé prévoit donc une augmentation progressive du nombre d’invitations chaque année, parallèlement à l’augmentation des capacités d’imagerie.
L’organisation responsable du dépistage des cancers du sein prendra en charge l’organisation et le financement des examens IRM, garantissant ainsi la qualité des prestations, l’absence de frais supplémentaires pour les patientes et une augmentation graduelle de la capacité d’accueil. Cette approche a été privilégiée après consultation des patients, des médecins et des chercheurs, qui l’ont jugée comme étant « le meilleur pas en avant et celui qui tarde le moins », selon Judith Tielen.
L’Association néerlandaise du cancer du sein aurait souhaité une intégration plus rapide de l’IRM dans les soins de santé réguliers, afin de réduire les délais d’attente. Cependant, le ministère de la Santé a mis en garde contre un risque de saturation du système : une demande soudaine et massive d’IRM pour les femmes à tissu dense pourrait entraîner des retards pour d’autres patientes nécessitant également cet examen.
Le programme national de dépistage du cancer du sein, mis en place en 1990, a déjà permis de détecter plus de 6 000 tumeurs chaque année et d’éviter environ 1 300 décès.
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