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Les autorités cubaines luttent contre une vague de maladies transmises par les moustiques | Actualités santé

La Havane est confrontée à une crise sanitaire majeure, avec une propagation rapide de maladies transmises par les moustiques qui touche près d'un tiers de la population cubaine et affecte considérablement la main-d'œuvre. Face à cette situation qualifiée…

Les autorités cubaines luttent contre une vague de maladies transmises par les moustiques | Actualités santé

La Havane est confrontée à une crise sanitaire majeure, avec une propagation rapide de maladies transmises par les moustiques qui touche près d’un tiers de la population cubaine et affecte considérablement la main-d’œuvre. Face à cette situation qualifiée d' »aiguë », les autorités sanitaires multiplient les efforts pour contenir l’épidémie, tout en étant confrontées aux difficultés économiques que traverse l’île.

Jeudi, des équipes de fumigation ont été déployées dans les quartiers les plus touchés de La Havane, utilisant des nébuliseurs pour lutter contre les moustiques porteurs de la dengue et du chikungunya. Selon Francisco Duran, directeur national de l’épidémiologie au ministère cubain de la Santé publique, la situation exige une réponse rapide et coordonnée.

« Nous travaillons intensément, comme nous l’avons fait avec le COVID-19 », a déclaré Duran, soulignant que des recherches sont en cours pour identifier des traitements et des vaccins efficaces contre ces virus.

Si la dengue est une maladie endémique à Cuba, sa recrudescence est exacerbée par la crise économique actuelle, qui entrave les efforts de désinfection, de collecte des déchets et de réparation des infrastructures. Le chikungunya, autrefois rare, se propage également à un rythme alarmant, provoquant de fortes douleurs articulaires et des éruptions cutanées pouvant entraîner une invalidité à long terme.

Le chikungunya, transmis principalement par le moustique Aedes (également vecteur de la dengue et du Zika), ne dispose actuellement d’aucun traitement spécifique. Les autorités cubaines mènent deux essais cliniques pour évaluer l’efficacité du Jusviza, un médicament injectable destiné à contrôler l’hyperinflammation, dans le traitement du chikungunya. Un autre essai porte sur l’ozonothérapie rectale, une méthode visant à soulager les douleurs articulaires persistantes après la phase aiguë de la maladie.

À l’échelle mondiale, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a recensé près de 340 000 cas de chikungunya en 2025, entraînant 145 décès dans au moins 16 pays. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un appel urgent à l’action en juillet pour prévenir une nouvelle épidémie.

Le système de santé cubain, autrefois réputé en Amérique latine, est fragilisé par l’embargo économique imposé par les États-Unis depuis des décennies. Cette politique, visant à exercer des pressions sur le gouvernement cubain, a entraîné des pénuries chroniques de nourriture, de carburant et de médicaments, rendant difficile l’accès aux mesures de prévention, comme les insectifuges, pour les populations les plus vulnérables.

« Le blocus est une politique de punition collective », a affirmé Bruno Rodriguez, ministre cubain des Affaires étrangères, fin octobre, lors d’un appel de l’Assemblée générale des Nations Unies à la levée de l’embargo pour la 33e année consécutive. « Il viole de manière flagrante, massive et systématique les droits humains des Cubains. Il ne fait aucune distinction entre les secteurs sociaux ou les acteurs économiques. »

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.