Publié le 14 novembre 2025 05:03:00. Le Venezuela se trouve confronté à deux réalités distinctes : une préparation active à un conflit militaire avec les États-Unis, orchestrée par le gouvernement de Nicolás Maduro, et une lutte quotidienne contre une crise économique dévastatrice qui menace la survie de la population.
- Le gouvernement vénézuélien intensifie ses préparatifs militaires, anticipant une confrontation avec les États-Unis.
- La population vénézuélienne est confrontée à une dévaluation massive du bolivar et à une inflation galopante.
- L’administration Maduro semble concentrée sur la menace militaire au détriment de la gestion de la crise économique.
Depuis septembre, l’administration de Nicolás Maduro semble entièrement focalisée sur la perspective d’une guerre avec les États-Unis. L’objectif affiché est de faire du Venezuela un nouveau champ de bataille comparable au Vietnam, une ambition évoquée par le révolutionnaire Ernesto « Che » Guevara. Les préoccupations quotidiennes de l’équipe dirigeante à Miraflores se résument à l’analyse des déclarations de Donald Trump ou de Marco Rubio, ainsi qu’au suivi des activités du Commandement Sud américain.
Cette obsession pour un conflit potentiel se traduit par des mesures concrètes : l’alerte civilo-militaire, initialement au niveau jaune, est passée au rouge, voire violet, selon certaines sources. Un avion russe a récemment atterri au Venezuela, transportant du matériel décrit comme de la « technologie ». Parallèlement, le littoral vénézuélien est soumis à une surveillance renforcée, avec une alliance civilo-militaire présentée comme un rempart infranchissable. Lors d’une récente allocution, Maduro a affirmé avec conviction : « Nous allons gagner cette guerre ».
Cependant, une autre réalité se dessine pour les millions de Vénézuéliens qui ont déjà survécu à vingt-cinq années de chavisme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Ils se préparent à une autre bataille, plus silencieuse mais tout aussi cruciale : celle contre une crise économique sans précédent.
Les Vénézuéliens, fragilisés par les conséquences désastreuses de l’ère chaviste, sont confrontés à une dévaluation du bolivar avoisinant les 400 % et à une inflation qui devrait atteindre environ 500 % cette année, selon les estimations de José Guerra. Cette situation précaire les expose à un « tsunami économique » qui menace de détruire leurs économies déjà exsangues.
Pour le peuple vénézuélien, cette menace économique est bien plus immédiate et préoccupante que le spectre d’une intervention militaire. Or, l’administration Maduro semble totalement absente de cette réalité, ne prenant aucune mesure pour atténuer les effets de la crise et ne lançant aucune alerte. Elle est, selon les observateurs, prisonnière d’une logique de fuite en avant, incapable de gouverner un pays dépourvu d’instruments, d’expertise et de vision à long terme.
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