Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une épidémie localisée de légionellose, une infection respiratoire grave, est en cours dans le quartier de San Siro à Milan, entraînant un décès et plusieurs hospitalisations, particulièrement préoccupantes pour les personnes âgées et les individus immunodéprimés.
- Un décès et plusieurs cas d’hospitalisation ont été recensés à Milan suite à une microépidémie de légionellose dans le quartier de San Siro.
- La légionellose est une infection pulmonaire causée par la bactérie Legionella pneumophila, qui se développe dans les systèmes d’eau stagnante.
- Les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont les plus vulnérables aux complications de cette maladie.
Les autorités sanitaires milanaises sont mobilisées face à cette recrudescence de la légionellose, une maladie respiratoire dont les symptômes peuvent être confondus avec une pneumonie. La situation suscite une inquiétude particulière en raison de la vulnérabilité des populations âgées et des personnes souffrant de pathologies affaiblissant leur système immunitaire.
La bactérie responsable, Legionella pneumophila, est naturellement présente dans les milieux aquatiques tels que les rivières et les lacs, où elle ne représente généralement pas de danger. Cependant, elle prolifère dans les installations artificielles où l’eau est stagnante et maintenue à des températures comprises entre 20 et 50 °C, comme les canalisations et les systèmes de climatisation. Dans ces conditions, elle se multiplie rapidement, formant un biofilm invisible qui peut contaminer l’air par des aérosols.
Il est crucial de souligner que la légionellose ne se transmet pas directement d’une personne à une autre. L’infection se contracte par inhalation de particules d’eau contaminées, diffusées par des installations défectueuses ou mal entretenues. La prolifération de la bactérie dans les systèmes d’eau constitue donc un véritable enjeu de santé publique, nécessitant une surveillance et une maintenance rigoureuses.
À quoi ressemble l’infection
Les premiers symptômes de la légionellose sont souvent similaires à ceux d’une pneumonie classique et apparaissent généralement entre deux et dix jours après l’exposition à la bactérie. Les patients présentent typiquement de la fièvre, une toux sèche qui peut évoluer vers une toux productive, ainsi que des maux de tête, des douleurs musculaires, de la fatigue, une perte d’appétit et, dans certains cas, des troubles digestifs comme la diarrhée.
Le diagnostic de la légionellose repose sur des analyses de sang et de sécrétions bronchiques, ainsi que sur une radiographie pulmonaire permettant de détecter d’éventuelles anomalies. La recherche d’antigènes de Legionella pneumophila dans les urines et la culture de la bactérie à partir d’un échantillon respiratoire sont également des méthodes couramment utilisées pour confirmer l’infection.
Traitement et populations à risque
La légionellose est traitée avec des antibiotiques spécifiques, efficaces contre la bactérie. Dans les cas les plus graves, une assistance respiratoire peut être nécessaire. Heureusement, la plupart des patients répondent bien au traitement et s’en sortent sans séquelles durables.
Les personnes les plus à risque de contracter la légionellose sont celles dont le système immunitaire est affaibli, notamment les personnes âgées, les patients atteints de maladies chroniques ou de cancers, et les fumeurs. Les statistiques italiennes de 2022 montrent que plus de 70 % des personnes touchées par la légionellose ont plus de 60 ans, et que l’incidence de la maladie augmente avec l’âge, atteignant un pic de 169,7 cas pour un million d’habitants chez les personnes de 80 ans et plus. Le tabagisme affaiblit également les défenses naturelles des bronches, augmentant ainsi la vulnérabilité à l’infection.
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