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College Sports Commission moves to bolster NIL enforcement power

Les grandes conférences universitaires américaines sont appelées à renoncer à leur droit de contester en justice les sanctions prononcées par la nouvelle commission de contrôle du sport universitaire, une mesure destinée à renforcer l'application des règles dans un…

College Sports Commission moves to bolster NIL enforcement power

Les grandes conférences universitaires américaines sont appelées à renoncer à leur droit de contester en justice les sanctions prononcées par la nouvelle commission de contrôle du sport universitaire, une mesure destinée à renforcer l’application des règles dans un contexte de mutations profondes liées aux contrats de sponsoring et aux paiements directs aux athlètes.

La Commission du Sport Universitaire (CSU), lancée en juillet dernier, a envoyé mercredi un accord de 10 pages aux établissements membres des principales conférences, leur demandant de le signer dans les deux prochaines semaines. Cet accord vise à combler les lacunes qui ont entravé l’application des règles établies par le récent accord « House », qui encadre la rémunération des athlètes universitaires.

Selon Bryan Seeley, directeur général de la CSU, cet accord est essentiel pour donner du poids à l’application des nouvelles règles : « Le point de départ est l’accord « House », mais l’accord de participation apporte véritablement une substance concrète en termes de mise en œuvre. »

L’accord « House » autorise chaque université à dépenser jusqu’à 20,5 millions de dollars (environ 18,8 millions d’euros) cette année pour des paiements directs à ses athlètes. Il confère également à la CSU le pouvoir de s’assurer que les contrats de « name, image and likeness » (NIL) signés par les athlètes avec des tiers ont un « objectif commercial valable » et ne constituent pas un simple incitatif au recrutement.

Les dirigeants du sport universitaire espèrent que la CSU pourra utiliser ses pouvoirs pour faire respecter un plafond de dépenses, empêchant ainsi les universités les plus riches de prendre un avantage concurrentiel excessif. En contrepartie, les établissements qui signeront l’accord renonceront à contester les décisions de la CSU devant les tribunaux. Tout recours se fera par le biais d’une procédure d’arbitrage prévue dans l’accord « House ».

Les universités s’engageront également à ne pas encourager ou aider d’autres parties – comme les procureurs généraux de leur État – à engager des poursuites contre la CSU. Toute violation de cette règle entraînerait la perte d’au moins une année de revenus de leur conférence et l’exclusion d’au moins une année des compétitions de postseason dans le sport concerné.

Plusieurs règles régissant le sport universitaire sont vulnérables aux contestations juridiques, car elles ne sont pas soutenues par des accords de négociation collective, comme c’est le cas dans les ligues sportives professionnelles. « Les établissements ne veulent pas vivre dans un monde où les règles sont établies par des poursuites judiciaires individuelles », a déclaré M. Seeley. « Ils ne veulent pas que les règles dépendent de l’État dans lequel vous vous trouvez et du juge devant lequel vous vous présentez. » Il a ajouté que, bien qu’une université puisse être tentée de contester une sanction, collectivement, les établissements ne souhaitent pas cette situation.

Cependant, plusieurs clauses importantes de l’accord ne s’appliqueront que si elles ne sont pas en conflit avec la législation existante de chaque État. Certains États ont des lois qui empêchent les institutions publiques de résoudre les litiges par arbitrage, tandis que d’autres ont adopté des lois spécifiques au sport universitaire qui contredisent certaines règles de la CSU. M. Seeley a souligné qu’une loi fédérale remplaçant ces lois d’État serait probablement nécessaire pour consolider pleinement les nouvelles règles et les protéger des contestations juridiques.

Les termes de l’accord transmis mercredi donneraient à M. Seeley et à son équipe plus de pouvoir que celui dont disposait par le passé le bureau d’application de l’NCAA. Les universités signataires devront s’efforcer d’obtenir la coopération de leurs entraîneurs et des donateurs associés lors des futures enquêtes de la CSU. Un établissement pourrait être sanctionné si un entraîneur ou un donateur refuse de coopérer. La CSU se réserve également le droit de supposer que le manque de coopération dissimule des informations préjudiciables à son dossier et de tenir compte de ce facteur lors de la détermination d’une infraction.

La CSU n’a pas encore lancé d’enquêtes depuis son ouverture en juillet. L’organisation a embauché un chef des enquêtes début novembre et prévoit de poursuivre plusieurs pistes concernant d’éventuelles violations dans le mois à venir.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.