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Trump signe l’ordre de publier les documents d’Epstein

by Clara Dubois

Publié le 20 novembre 2025 à 06:09:00. Sous la pression de son propre camp, le président américain Donald Trump a finalement promulgué une loi obligeant la publication des dossiers liés à Jeffrey Epstein, l’homme d’affaires condamné pour agressions sexuelles, ravivant un scandale qui le poursuit depuis des années.

  • Donald Trump a signé une loi exigeant la publication des documents relatifs à Jeffrey Epstein et à son réseau.
  • Le projet de loi, adopté par le Congrès, donne un mois au ministère de la Justice pour rendre publics les documents non classifiés.
  • L’ancien secrétaire au Trésor américain Larry Summers a interrompu son enseignement à Harvard suite à la divulgation de courriels le liant à Epstein.

Après des mois de résistance, Donald Trump a cédé face à la pression croissante au sein de son parti et a promulgué hier, mercredi, une loi contraignant son administration à dévoiler les dossiers relatifs à Jeffrey Epstein. Cette décision intervient en réponse à une demande de transparence grandissante concernant les liens de l’homme d’affaires avec des personnalités influentes, notamment politiques et économiques.

Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019 dans des circonstances controversées, avait été reconnu coupable d’exploitation sexuelle de mineures. Son réseau complexe a déclenché un scandale retentissant aux États-Unis, alimentant de nombreuses théories du complot quant à son décès et aux personnalités impliquées.

Sur sa plateforme « Truth Social », Donald Trump a annoncé sa décision de signer le projet de loi, tout en accusant ses adversaires démocrates de vouloir dissimuler la vérité. Il a notamment fait référence aux fichiers Epstein, documents qui pourraient révéler des informations compromettantes.

Le texte de loi, approuvé à une écrasante majorité par le Congrès, donne au ministère de la Justice un délai d’un mois pour publier les documents non classifiés en sa possession concernant Epstein, sa complice Gaylene Maxwell, actuellement incarcérée pour 20 ans, et toutes les personnes impliquées dans les procédures judiciaires associées. Le suicide d’Epstein en détention a suscité de vives interrogations et alimenté des spéculations sur un possible assassinat visant à étouffer des révélations potentiellement embarrassantes.

Cette affaire intervient alors que Donald Trump tente de minimiser la polémique depuis son retour au pouvoir, qualifiant la question de « canular » exagéré par l’opposition démocrate. Cette attitude a cependant suscité des remous, même au sein du mouvement « Make America Great Again » (MAGA) qu’il dirige.

Les liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein remontent à la fin des années 1980, avant de se rompre au début des années 2000. Des accusations portées quelques années plus tard contre Epstein, l’accusant de diriger un réseau de trafic sexuel impliquant des mineures, ont ravivé les interrogations sur la nature de leur relation passée.

Le président américain, qui n’a pas été inculpé dans cette affaire, s’était initialement opposé au projet de loi, invoquant des questions de transparence. Il a finalement changé de position face à la perspective d’un vote favorable au Congrès.

Le projet de loi a été adopté à la Chambre des représentants par 427 voix contre une seule, lançant ainsi un compte à rebours de 30 jours pour la publication des documents.

Parallèlement, l’ancien secrétaire au Trésor américain Larry Summers a soudainement interrompu son enseignement à l’Université Harvard suite à la divulgation de courriels révélant une relation amicale avec Jeffrey Epstein, selon un porte-parole de Summers. Il avait initialement prévu de continuer à enseigner l’économie, mais a finalement renoncé à ses engagements publics.

La semaine dernière, Donald Trump avait également ordonné à la procureure générale Pam Bondi et au FBI d’enquêter sur les liens entre Epstein et l’ancien président démocrate Bill Clinton, ainsi que sur l’ancien président de l’Université Harvard, Larry Summers, qui avait été secrétaire au Trésor sous Clinton. Cette enquête a été lancée malgré les conclusions antérieures du FBI et du ministère de la Justice, qui avaient affirmé qu’il n’existait aucune preuve permettant d’ouvrir une enquête sur des personnalités non poursuivies dans l’affaire Epstein.

Interrogée sur les raisons de ces nouvelles enquêtes, Pam Bondi a déclaré qu’elles étaient justifiées par de nouvelles informations, sans en préciser la nature.

La nouvelle loi adoptée par le Congrès prévoit des exceptions permettant au ministère de la Justice de retenir ou de divulguer des documents afin de protéger la vie privée des victimes ou en cas d’« enquêtes ou poursuites fédérales en cours ».

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