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L’archidiocèse catholique de Dublin est confronté à des difficultés financières alors que les prêtres vieillissent et que le nombre de messes diminue – The Irish Times

Publié le 2025-11-20 06:01:00. L'archidiocèse de Dublin, le plus important d'Irlande, fait face à une crise financière et démographique majeure, prévoyant l'épuisement de ses réserves dans moins de deux décennies et une chute drastique du nombre de prêtres.…

L’archidiocèse catholique de Dublin est confronté à des difficultés financières alors que les prêtres vieillissent et que le nombre de messes diminue – The Irish Times

Publié le 2025-11-20 06:01:00. L’archidiocèse de Dublin, le plus important d’Irlande, fait face à une crise financière et démographique majeure, prévoyant l’épuisement de ses réserves dans moins de deux décennies et une chute drastique du nombre de prêtres.

  • Les réserves de trésorerie de l’archidiocèse devraient être épuisées d’ici 2041.
  • Le nombre de prêtres pourrait diminuer de 70 % au cours des 20 prochaines années.
  • La fréquentation des messes, principale source de revenus, est en baisse, avec un vieillissement de la population des fidèles.

L’avenir de l’Église catholique à Dublin s’annonce sombre, selon les derniers états financiers de l’archidiocèse. Avec 1,1 million de catholiques, l’institution prévoit de voir ses finances s’assécher d’ici 2041, sur la base des dépenses et des revenus actuels. Cette situation est aggravée par un manque criant de vocations et un vieillissement de la population pratiquante.

Les chiffres sont alarmants : l’archidiocèse comptait 361 prêtres en 2024, mais anticipe une diminution de 70 % d’ici 20 ans. Aucune ordination n’a eu lieu cette année, et seulement deux depuis 2020. Cette pénurie de clergé est d’autant plus préoccupante que la participation à la messe, qui constitue la principale source de revenus, est en déclin, et que les fidèles réguliers sont de plus en plus âgés.

L’archidiocèse reconnaît que la jeune génération ne participe plus aux offices religieux avec la même régularité que leurs aînés, ce qui pose un défi majeur pour assurer la pérennité financière de l’institution. Ce déclin de l’engagement se traduit également par une diminution du nombre de bénévoles et de personnes prêtes à assumer des responsabilités au sein de l’organisation.

En 2024, les revenus totaux des 188 paroisses de l’archidiocèse se sont élevés à 31 millions d’euros, un léger recul par rapport aux 31,1 millions d’euros de l’année précédente. Les dépenses, quant à elles, sont restées stables à 34,2 millions d’euros. Les collectes lors des messes du week-end, destinées au soutien des prêtres, ont rapporté 14,1 millions d’euros, contre 14,3 millions d’euros en 2023. La seconde collecte, dite du « Partage », en faveur des paroisses, a permis de récolter 5,7 millions d’euros, contre 5,6 millions d’euros l’année précédente.

Pour tenter d’endiguer cette crise, l’archidiocèse a mis en place une stratégie pastorale baptisée « Construire l’espérance ». Cette stratégie consiste à regrouper les paroisses en 53 partenariats, permettant à un même prêtre de servir plusieurs communautés. De nombreux prêtres sont désormais responsables de plusieurs paroisses simultanément. L’accent est également mis sur le partage des ressources et une plus grande implication des laïcs, ce qui peut toutefois entraîner une augmentation des coûts, notamment en raison de la nécessité de rémunérer certains personnels laïcs en l’absence de bénévoles.

L’archidiocèse souligne également que l’évolution constante du cadre réglementaire pourrait exercer une « pression supplémentaire » sur ses finances. En 2024, l’effectif de l’archidiocèse au niveau central était de 44 employés, soit trois de plus qu’en 2023, pour un coût total de 2,8 millions d’euros, contre 2,6 millions d’euros l’année précédente. Le salaire moyen s’élève à 54 000 €, ce qui représente un coût total de 64 000 € par employé, en tenant compte des cotisations de retraite et autres charges.

Enfin, les états financiers révèlent que l’archevêque de Dublin, Dermot Farrell, est le patron de 449 écoles primaires de la ville. Il n’est pas le patron de 178 écoles secondaires catholiques, mais dispose d’un représentant au conseil d’administration de 45 autres établissements. Les finances de ces écoles ne sont pas incluses dans les états financiers de l’archidiocèse, car elles relèvent directement du ministère de l’Éducation et de l’Autorité de réglementation des organismes de bienfaisance.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.