Un accord pourrait être trouvé prochainement entre la Professional Tennis Players Association (PTPA) et Tennis Australia (TA) avant l’ouverture de l’Open d’Australie en janvier. Cette perspective intervient alors que la PTPA poursuit sa lutte pour une meilleure représentation des joueurs et une réforme du tennis professionnel.
À ce stade, les détails précis des éventuelles concessions de TA restent inconnus, notamment en ce qui concerne les primes et le calendrier des tournois. Cependant, un accord avec l’organisation australienne renforcerait considérablement la position de la PTPA dans ses négociations avec les autres tournois du Grand Chelem.
La PTPA mène actuellement une bataille juridique aux États-Unis, qui pourrait aboutir à un procès devant jury. Des plaintes similaires ont également été déposées auprès de la Commission européenne et de l’Autorité britannique de la concurrence et des marchés (Competition and Markets Authority). Malgré ces démarches, la PTPA privilégie une résolution amiable du conflit.
« Notre objectif n’est pas de mener cette affaire jusqu’au bout en litige, » a déclaré Ahmad Nassar, directeur exécutif de la PTPA, à la BBC Sport en mars. « Nous sommes tout à fait prêts à le faire, mais ce n’est pas ce que nous recherchons réellement. Nous voulons réunir toutes les parties prenantes autour d’une table pour réformer le sport, comme beaucoup l’ont déjà évoqué. »
Un juge new-yorkais examine actuellement une requête de l’ATP (Association of Tennis Professionals) et de la WTA (Women’s Tennis Association) visant à faire rejeter la plainte antitrust déposée par la PTPA. L’ATP a fermement rejeté les accusations de la PTPA en mars, les qualifiant de « totalement infondées ». La WTA a quant à elle dénoncé une « action en justice sans fondement qui détournera du temps, de l’attention et des ressources de notre mission principale, au détriment de nos joueurs et du sport dans son ensemble. »
L’International Tennis Federation (ITF) et l’International Tennis Integrity Agency (ITIA) figuraient initialement parmi les défendeurs dans cette affaire, mais ont été retirés de la plainte en septembre.