Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a effectué une visite surprise en Syrie, se rendant auprès de troupes déployées dans une zone tampon au-delà de la ligne de cessez-le-feu, un déplacement qui a suscité de vives réactions de Damas et des Nations unies.
Cette visite, intervenue mercredi, a été confirmée par un porte-parole du gouvernement israélien. Netanyahu était accompagné de plusieurs hauts responsables, dont le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, le ministre de la Défense, Israel Katz, le chef d’état-major de l’armée, Eyal Zamir, et le chef des services de sécurité du Shin Bet, David Zini.
Dans une vidéo diffusée par son bureau, on voit Netanyahu s’adresser aux soldats israéliens présents dans cette zone tampon, conçue pour séparer les forces israéliennes et syriennes. Il a souligné l’importance cruciale de leur présence pour la sécurité d’Israël. « Nous attachons une immense importance à nos capacités ici – à la fois défensives et offensives », a-t-il déclaré, ajoutant : « C’est une mission qui peut se développer à tout moment, mais nous comptons sur vous. »
Israël maintient une présence militaire dans cette zone du Plateau du Golan, surveillée par l’ONU, depuis le début du conflit syrien et le renversement du président Bachar al-Assad en décembre 2011. Cette présence vise à assurer la sécurité de la frontière et à prévenir toute infiltration.
La Syrie a immédiatement condamné cette visite, la qualifiant de violation flagrante de sa souveraineté. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères syrien a dénoncé une « grave violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie », la considérant comme « une nouvelle tentative d’imposer un fait accompli qui contredit les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité ».
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est également exprimé, qualifiant la visite de Netanyahu de « préoccupante ». Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a déclaré : « Cette visite très publique est pour le moins préoccupante. Nous appelons Israël à respecter l’accord de désengagement de 1974. »
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